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 FOURNIER (Jean-Louis) Maréchal de camp

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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: FOURNIER (Jean-Louis) Maréchal de camp   Ven 9 Mai - 10:12

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET - APN
Sources : jean-Pierre BIBET - Archives nationales
Dossier de la Légion d'honneur portant la côte LH/1017/20


FOURNIER (Jean-Louis)
(1774 - 1847)

Général de brigade
Maréchal de camp
Commandant de la Légion d'honneur


Né le 2 juillet 1774, à Melle (Deux-Sèvres).
Décédé en 1847.

Etat des services :
Entré au service, à l'âge de 18 ans, dans le 3è bataillon des volontaires nationaux du département des Deux-Sèvres, 18 août 1792 et élu le même jour sous-lieutenant.
Lieutenant, 18 août 1793.
Capitaine, 6 juillet 1794, toujours dans le 3è bataillon des volontaires nationaux du département des Deux-Sèvres, devenu plus tard 63è demi-brigade d'infanterie de ligne, par nouvelle organisation du 26 juillet 1798.
Le capitaine Fournier se trouva mis à la suite de ce coprs.
Capitaine-adjudant-major au 65è régiment d'infanterie de ligne, 28 octobre 1798.
Chef de bataillon au 85è régiment d'infanterie de ligne, 16 septembre 1806.
Major du 17è de ligne, 17 septembre 1809.
Colonel du 142è régiment d'infanterie de ligne, 16 janvier 1813.
Général de brigade, par décret impérial du 30 août 1813.
Employé en cette qualité, dans la 8è division du 3è corps de la Grande Armée, par lettres de service du 20 septembre 1813.
Commandant de la 1ère brigade de la division Brayer, aux journées de la bataille de Leipzig, 16 et 18 octobre 1813.
Passé à la 8è diivision du 6è corps d'armée, 14 décembre 1813, et reçut le commandement de la 1ère brigade du général Ricard, et l'a conserva jusqu'au 30 mars 1814.
Rapprelé aux Cent-Jours pour la défense de l'Empire et employé dans la division des grenadiers des Gardes nationales faisant partie du 9è corps d'armée, sous les ordres du maréchal Brune, par commission du 29 avril 1815.

Maréchal de camp classé en 1822, disponible.

Campagnes :
1792 à 1797: Aux armées de l'Ouest, des Pyrénées-Occidentales et d'Italie.
- Il s'est trouvé aux batailles ou combats de Bressuire, Cholet, Thouars, Luçon et Chantonay (Vendée) ; à la prise de la fonderie d'Orbescette et à celle de Bilbao ; à plus combats et enlèvement de redoutes en Espagne, sous les ordres des généraux Villot et Merle. Il avait également combattu en Piémont, dans plusieurs engagements entre les troupes françaises et les Barbets.
1798 : Expédition d'Irlande - Embarqué avec sa demi-brigade, sur le bâtiment "La Loire"
1806 : Prusse - Iéna.
1807 : Pologne - Pultusk - Eylau.
1809 : Autriche - Wagram.
1813 : Saxe - Grande Armée.
1814 : France.
1815 : France.

Actions d'éclat :
- Lors de la retraite de Bruschsal, en 1800, il ramena 4 compagnies du 65è de ligne, qui avaient été oubliées sur les derrières de l'ennemi ; se battit un jour entier, et essuya plusieurs charges de cavalerie.

- A Pultusk, prend provisoirement le commandemant du 85è de ligne, (le colonel Duppelin, ayant été blessé au commencement de l'action, fut obligé de se retirer.), au moment même où une division de dragons russes entamait une charge, qui fut renouvelée quatre fois, et toujours repoussées avec succès par le 85è de ligne.

- A Eylau, 8 février 1807, le chef de bataillon Fournier, étant à la tête de son bataillon, délogea les russes d'un bouquet de sapins qui se trouvait au milieu du champ de bataille. Cette position fut disputée toute la journée, avec un archarnement extraordinaire.

- Pendant la campagne d'Autriche en 1809, il commanda le 85è de ligne aux batailles de Tann, d'Eckmülh et de Ratisbonne. Il pénétra le premier dans cette ville, après avoir escaladé le rempart au moyen d'une échelle., et y fit mettre bas les armes à plusieurs centaines d'Autrichiens. Dans ces différentes affaires, il déploya un sang-froid et une bravoure qui furent remarqués et honorablement cités par le général de division Gudin, sous les ordres duquel il servait alors.

- A la bataille de Wagram, 6 juillet 1809, le chef de bataillon Fournier, marchant à la tête du 1er bataillon du 85è de ligne, parut le premier sur le plateau à la gauche du village de Graffen-Neuziedel ; il s'y maintint pendant toute la journée, malgré le feu terrible de l'ennemi, qui lançait sur ce point une grêle de mitraille et de boulets : le cheval que montait Fournier fut blessé en plusieurs endroits.

- Près de Lützen, il enleva à la tête du 142è de ligne, le soir, le village de Kaïa, 2 mai 1813, où il s'était battu toute la journée avec une opiniâtreté sans égale. Il chassa encore l'ennemi de deux autres villages situés dans la direction de Leipzig : dans cette affaire le 142è de ligne perdit 900 hommes et 46 officiers.

- A la bataille de Wurstchen, 21 et 22 mai 1813, il débusqua l'ennemi d'une position très importante ; le 142è de ligne perdit encore dans cette affaire : 400 hommes et 10 officiers.

- Le 16 octobre 1813, à Leipzig, il fit mettre bas les armes à 800 Autrichiens ; le 18 octobre 1813 dans ce même lieu, il fut détaché pour soutenir la division polonaise chargée de défendre le faubourg de Halle. Cette division était repoussée au moment où le général Fournier arriva ; mais on reprit l'offensive, et l'ennemi fut rejeté dans la plaine. Le soir même, la brigade du général Fournier prit position à la gauche de la porte de Halle, en avant de l'hôpital militaire, sur la rive droite de l'Elster. L'île de Rosenthal, à laquelle communiqyuait par un pont de bois, se trouvant derrière cette position, le général Fournier fit établir, pendant la nuit, une espèce de tête de pont, au moyen d'une grande quantité de soliveaux entassés les uns sur les autres.

- Le 19 octobre 1813, vers neuf heures du matin, les ennemis commencèrent à attaquer avec beaucoup de vigueur le point important qu'occupait Fournier ; la la brigade de ce général les reçut à bout portant, et soutint un feu des plus vifs pendant plus de cinq heures. Quoique le général Fournier fût instruit, pendant cette action, de l'explosion qui avait détruit le pont de pierre de l'Elster, il ne songea cependant à effectuer sa retraite que longtemps après l'abandon de la porte de Halle par les troupes françaises. Enfin, il réussit à se retirer en bon ordre par le pont de l'île de Rosenthal, auquel il fit mettre le feu en sa présence, et devant lequel il resta assez de temps pour s'assurer que le but qu'il se proposait était atrteint. Il joignit ensuite la chaussée de Lindenau sans être obligé de rentrer à Leipzig. (1)

(1) Grâce à la bonne contenance que fit le général Fournier pour se maintenir dans le poste qu'il occupait, rendit un grand service à l'armée française ; car si ce général eût dès le matin évacué l'espèce de tête de pont derrière laquelle il s'était retranché, il est probable que les désastres de cette fatale journée eussent encore été plus grands, puisqu'alors l'ennemi se serait porté directement sur la chaussée de Lindenau, et que les troupes françaises, encore encombrées dans Leipzig, par suite de l'explosion prématurée du pont de pierre sur l'Elster, se seraient trouvées totalement coupées, et auraient infailliblement été prises par l'ennemi.

L'armée française opérant sa retraite vers le Rhin, le général Fournier protégea sa marche, en occupant le 20 octobre 1813, les hauteurs de Weissenfelds, avec dix bataillons.

La brigade Fournier prit part à la bataille de Hanau, puis passa la rive gauche du Rhin.

- A la seconde bataille de Brienne, 1er février 1814, le général Fournier forma avec sa brigade, l'arrière-garde de l'armée, au village de Dienville. Il s'y battit pendant une partie de la nuit, et empêcha l'ennemi de s'emparer de ce village jusqu'au moment où il reçut l'ordre de rejoindre l'armée.

- A la bataille de Champaubert, 10 février 1814, la brigade du général Fournier fit sur l'ennemi 800 prisonniers. Le soir même de cette bataille, le général Fournier eut l'ordre de se porter sur Montmirail, avec la cavalerie légère, aux ordres des généraux Colbert et Nansaouty. Il reçut, de Napoléon lui-même, les instructions relatives à cette expédition.

- A Montmirail, 11 février 1814 au matin, et sans aucune autre troupe d'infanterie que sa brigade, il engagea, en face du village de Marchais, un combat avec la tête de colonne de l'armée ennemie. Le gros de l'armée française était alors en arrière à plus de quatre heures de marche ; mais la brigade Fournier parvint à contenir l'ennemi sur le point de Marchais, et à l'empêcher de prendre une ligne de bataille plus avantageuse. A l'arrivée de l'armée française, le village de Marchais fut enlevé à la baïonnette par la division Ricard, le général Fournier marchant en tête de sa brigade, attaqua des premiers les colonnes ennemies à Vauchamps ; 3000 Prussiens furent forcés de mettre bas les armes, par suite d'une charge de cavalierie faite par la garde impériale.

- Le général Fournier prit part, avec sa brigade, à toutes les affaires que le 6è corps eut avec les ennemis, jusqu'à son arrivée sous les murs de Paris.

- Le 29 mars 1814, le 6è corps prit position à Saint-Mandé ; et l'état-major-général de ce corps s'étant rendu à Paris, le général Ricard, qui l'y suivit, remit alors le commandement de sa division au général Fournier.

- Le 30 mars 1814, les généraux Pelleport et Fournier attaquèrent de concert et avec vigueur les troupes ennemies que se trouvaient dans les bois de Romainville, et les repoussèrent jusque dans le village de ce nom. Pendant cinq heures, les 8è et 20è divisions françaises, commandées par ces deux généraux, firent sur ce point des efforts incroyables, ayant affaire à des forces plus que décuples. l'ennemi n'était cependant point encore parvenu à obtenir aucun avantage prononcé, lorsque le général Fournier fut mis hors de combat. Obligé de quitter le champ de bataille, il remit le commandement de la division Ricard au major Polisson, du 144è de ligne ; et de ce moment il ne put prendre aucune part aux opérations militaires qui terminèrent la campagne de 1814.

Blessures:
- A eut son cheval tué sous lui, à Kaïa, près de Lutzen, 2 mai 1813 lui occasionnant des contusions.
- A eût son cheval de tué sous lui, et ses habits criblés de balles, au combat de Marchais, 11 février 1814.
- Son cheval reçut trois coups de feu au flanc, à Vauchamps.
- Atteint par une balle qui lui fit une blessure très grave, en traversant de part en part la partie supérieure de la cuisse droite, au combat de Romainville, 30 mars 1814.

Décorations :
- Membre de la Légion d'honneur (chevalier) par décret impérial du 14 avril 1808.
- Officier de la Légion d'honneur par décret impérial du 15 février 1813.
- Commandant de la Légion d'honneur par décret impérial du 10 août 1813.
- Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, par ordonnance royale du 11 octobre 1814.
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