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 CARRIER (Louis-Anthelme) Maréchal de camp

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CapitaineCOIGNET

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Localisation : Vierzon (CHER)
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MessageSujet: CARRIER (Louis-Anthelme) Maréchal de camp   Sam 5 Juil - 0:11

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Archives nationales – Dossier de la Légion d’honneur côte : LH/436/7
Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier côte : 8 Yd 1 806


Département de l’Ain
Arrondissement de Belley
Canton de Virieu-le-Grand
Commune : SAINT-MARTIN-DE-BAVEL

CARRIER (Louis-Anthelme)
(1772 - 1838)

Maréchal de camp
Volontaire de 1793
11e bataillon du département de l’Ain

Garde royale napolitaine
Chevalier de la Légion d’honneur




Né le 30 mars 1773, à Saint-Martin-de-Bavel, arrondissement de Belley (Ain)
Décédé le 31 octobre 1838, à Saint-Martin-de-Bavel (Ain), à l’âge de 65 ans.

Etat des services :
Entré comme volontaire dans le 11e bataillon du département de l’Ain, 1er août 1793.
Lieutenant, 1er août 1793.
Capitaine, 25 septembre 1793.
Passé en cette qualité, dans la 22e demi-brigade d’infanterie légère, lorsque le 11e bataillon de l’Ain y fut incorporé, 8 juillet 1794.
Capitaine de la compagnie d’élite de la 22e demi-brigade légère, passé dans la garde napolitaine au service du roi de Naples Joseph Bonaparte, en 1806.
Chef de bataillon de voltigeurs, 12 décembre 1808.
Major au 4e régiment d’infanterie de ligne, 28 août 1809.
Colonel de voltigeurs (devenu par la suite 2e régiment des vélites à pied, 25 mars 1811.
Maréchal de camp de la garde royale napolitaine, 27 janvier 1814, nommé par le nouveau roi de Naples Joachim Murat. (Joseph Bonaparte ayant été précédemment remplacé par suite de permutation imposée par l’Empereur à la tête du royaume de Naples, en 1808.)
Refuse de servir le nouveau roi de Naples Joachim Murat et offre sa démission de maréchal de camp. (Murat venait en effet d’unir sa cause à celles des puissances alliées et venait d’entrer en guerre contre Napoléon et la France.)
Quitte le royaume de Naples, 30 janvier 1814 et revint en France.
Passé au service de la France et nommé au grade de major, 15 mars 1814.
Confirmé maréchal de camp, par ordonnance du roi Louis XVIII, du 9 septembre 1814.

Mis en non-activité, 9 novembre 1814.
Mis en disponibilité du 1er avril 1820 au 1er avril 1825.
Admis à faire valoir ses droits à la pension de retraite à compter du 1er avril 1825.


Campagnes et actions d’éclat :
1794 à 1798 : Employé aux armées des Alpes et d’Italie
Participe à plusieurs affaires et notamment à l’enlèvement des retranchements du col de l’Assiette ; à la prise de la Chessal ; aux combats devant Mantoue et à la prise de Véronne.

1798 à 1801 : Le capitaine Carrier fut employé avec la 22e demi-brigade à l’armée d’Egypte.
Il s’était trouvé à la prise d’Alexandrie, aux batailles de Chébreis, des Pyramides, d’Héliopolis et de Coraim.
6 février 1799 : Un parti considérable de mamelucks et d’arabes ayant attaqué Bensouef, le bataillon de la 22e demi-brigade d’infanterie légère, dans lequel servait le capitaine Carrier, ce bataillon se vit forcé à une retraite, pendant laquelle le commandant Pouillet fut blessé mortellement, après une heure de combat. Quoique Carrier ne fût pas le plus ancien capitaine de ce corps, il fut désigné, par les acclamations de la troupe, pour en prendre le commandement. Assailli par une masse considérable de paysans, armés de fusils et de piques, et par plus de 300 cavaliers, tant mamelucks que bédouins, il repoussa avec succès les vives attaques dirigées contre sa troupe, qui n’était forte de 300 hommes au commencement de l’action, et n’avait pour toute artillerie qu’une pièce de campagne. Après s’être battu depuis sept heures du matin jusqu’à la nuit, Carrier parvint à faire rentrer le bataillon dans ses cantonnements distants de 12 lieues (48 kilomètres) du point où la retraite avait commencé.
Le capitaine Carrier n’avait laissé, pendant tout le trajet aucun de ses soldats vivants au pouvoir des ennemis, et il a même sauvé de leurs mains le corps sans vie du chef de bataillon Pouillet, en le faisant transporter par quatre soldats, qui se relevaient alternativement. Dans cette affaire, 250 hommes du bataillon furent blessés. Cette action brillante valut au capitaine Carrier les félicitations de tous ses camarades et les éloges du général Vaux.

1804 à 1805 : Employé à l’armée des Côtes de l’Océan, dans la division des grenadiers commandés par le général Junot.

1805 à 1806 : Employé à l’armée d’Italie.
29 octobre 1805, Carrier commanda huit compagnies de carabiniers, formant l’avant-garde des grenadiers réunis, sous les ordres du général Partouneaux. Ayant reçu de ce général l’ordre de pousser l’arrière-garde ennemie et de la poursuivre, Carrier s’acquitta avec plein succès de la mission importante qui lui avait été confiée, et ne rentra au camp que sur l’ordre du général Partouneaux, qui le comble d’éloges.
30 octobre 1805 : Le capitaine Carrier est à nouveau chargé de conduire 800 hommes au pas de course pour renforcer les troupes françaises qui venaient d’éprouver un échec auprès des retranchements de Caldiero, il rallia deux fois les carabiniers que la fusillade et la mitraille ennemies avaient dispersés. Sur 800 hommes qu’il commandait, plus de 350 furent mis hors de combat en moins d’une heure.

1806 à 1814 : Employé à l’armée de Naples.
On tira, des corps qui avaient servi à cette expédition, quatre compagnies d’élite, qui furent désignées pour former la garde du nouveau roi que l’Empereur Napoléon 1er venait de donner à ce pays. La compagnie de carabiniers de la 22e demi-brigade d’infanterie légère, dans laquelle servait le capitaine Carrier, fut une de celles indiquées, et cet officier passa dès lors, avec sa troupe, au service de Joseph Bonaparte, puis plus tard, par permutation, entra au service du nouveau roi de Naples Joachim Murat.

Blessures:
- Atteint d’une balle de fusil à l’épaule droite, et un coup de feu qui enleva une épaulette de son habit, à la bataille de Bensouef, 6 février 1799.
- Atteint d’une balle qui s’est logé dans ses habits à la bataille de Caldiero, en Italie, 30 octobre 1805.

Autres fonctions :
Commandant de la garde nationale de l'arrondissement de Belley de juin 1815 au 1er janvier 1816.
Mis en non-activité de cette garde nationale, à compter du 1er janvier 1816.

Décorations :
- Chevalier de la Légion d’honneur par ordonnance du 9 novembre 1814.
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du 8 mars 1818.
- Chevalier de l’ordre des Deux-Siciles.
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