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 J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......

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Jean-Baptiste
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MessageSujet: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Dim 7 Déc - 11:24

.....sunny ..... 7 Décembre 2008.....193 ans aujourd'hui le Maréchal Ney était fusillé....en décembre 1853, était inauguré la statue commémorant l'exécution du Maréchal Ney sous la Restauration. Napoléon III voulait honorer la mémoire du serviteur de son oncle....

Un témoin sûr a assisté, par obligation de métier, à la fin du maréchal. Il l'a relatée avec minutie....(Sources Comte de Rochechouart).


Plusieurs versions ont paru, touchant les derniers moments et la fin tragique du Maréchal Ney, mais toutes sont différentes ou inexactes parce que...1° aucun des auteurs de ces divers écrits n'a assisté en personne à ce drame lugubre....2° parce que tous ont cru nécessaire au dépend de la stricte vérité, d'y ajouter ou d'en retrancher quelques faits, en raison du parti politique auquel ils appartenaient.

J'ai voulu, dans un dessein purement historique, laisser un document incontestable à ceux qui, dans quelques années, écriront avec impartialité cette partie si intéressante de notre histoire, dite de la Restauration.

Commandant de la place de Paris et le département de la Seine à l'époque du jugement du Maréchal Ney, non seulement je fus forcé d'assister à sa mort, mais, de plus, les devoirs de ma place m'obligèrent de faire exécuter l'arrêt de la Cour des pairs à l'égard de cette illustre victime de nos réactions politiques.

En l'appelant victime, je ne prétends pas dire qu'il fût innocent du crime dont il a été accusé....je lui donne ce nom parce que beaucoup d'autres personnages, aussi haut placés et tout aussi coupables, selon moi, n'ont été ni poursuivis, ni jugés, ni mis à mort, et que lui seul, enfin a, comme l'on dit vulgairement, payé pour tous.

Voici donc le récit officiel de ce qui s'est passé depuis le moment où M. de Sémonville, alors grand référendaire de la Chambre des Pairs, me remit la personne du Maréchal Ney, jusqu'au moment où son corps fut enlevé du lieu de l'éxécution.

Je vais être dans ce récit aussi sérieux que froid et impassible, tel que cela convient, je crois en traitant un pareil sujet. Seulement, j'y ai introduit quelques réflexions appropriées à la circonstance.

Le 7 décembre 1815, je fus réveillé à 3 heures du matin, par un aide de camp du général comte Despinois, commandant la 1er divison militaire, et sous les ordres immédiats duquel j'étais placé. Cet aide de camp m'apportait un ordre cacheté.

En conséquence de cet ordre, je montai à cheval et me rendis, suivi de mes aides de camp, au luxembourg, où j'arrivais quelques minutes après.

Selon les instructions indiquées dans la lettre du général Despinois, je commençai par me rendre auprès de M. de Sémonville, qui m'attendait, me dit-il, avec la plus vive impatience ayant hâte de se débarrasser de la responsabilité de son prisonnier, dont il me fit la remise à l'instant même, en me conduisant dans la chambre occupée par le Maréchal et dans laquelle se trouvaient avec lui deux militaires appartenant je crois au 1er régiment des Grenadiers à cheval de la garde royale.

Cette remise eut lieu sans que le prisonnier y prêtât la moindre attention, occupé qu'il était à causer avec M. de Canchy, secrétaire archiviste de la chambre des pairs.

Après avoir donné décharge par écrit au grand référendaire, je pris connaissance des moyens de surveillance employés pour la garde du prisonnier. N'ayant rien à ajouter, je laissai les choses dans le même état, et le commandement sous mes ordres resta confié aux mêmes personnes qui en avaient été chargées, ainsi que le portait l'ordre cité plus haut.

Ensuite, je m'établis dans une des grandes salles du rez-de-chaussée, tant pour y recevoir facilement de nouveaux ordres que pour être à portée, mieux qu'ailleurs, de les faire promptement éxécuter.

J'y étais à peine installé que le général Despinois me fit dire que le roi avait permis au Maréchal de recevoir trois personnes seulement....son notaire, sa femme, et son confesseur.

Je montai chez le prisonnier et je lui fis dire en ma présence, par le colonel Montigny, le contenu de l'autorisation royale, afin qu'il en usât à sa guise. Voici sa réponse.

""""" Je vais d'abord m'entretenir avec mon notaire. Il est probablement dans ce palais à attendre qu'on le laisse parvenir jusqu'à moi, ensuite je recevrai ma femme et mes enfants....quant au confesseur, qu'on me laisse tranquille, je n'ai nul besoin de la prêtraille.""""" A cette dernière phrase, un des deux grenadiers, dont j'ai parlé plus haut, se leva brusquement et lui dit......"""""Vous avez tort, maréchal.""""" ...Puis lui montrant son bras orné de plusieurs chevrons, il ajouta......""""""Je ne suis pas aussi illustre que vous mon général, mais je suis aussi ancien...et bien ! jamais je n'ai été si hardiment au feu que lorsque j'avais auparavant recommandé mon âme à Dieu."""""

Ce peu de mots prononcés d'une voix creuse, mais solennelle, par ce colosse, parut faire un certain effet au Maréchal, qui, s'approchant du grenadier, lui dit avec douceur et en lui frappant sur l'épaule.... """"Tu as peut-être raison, mon brave, c'est un bon conseil que tu me donnes là.""""".... Puis se retournant vers le colonel de Montigny....""""Quel prêtre puis-je faire appeler ?""""...""""L'abbé de Pierre, curé de Saint-Sulpice, répondit celui-ci, nous sommes sur sa paroisse c'est un ecclésiastique des plus distingués, sous tous les rapports....""""...""""Priez-le de venir, je le recevrai après ma femme."""""" ....Telle fut la fin de cette singulière conversation.

On introduisit le notaire, avec les précautions d'usage. Il ne resta pas longtemps avec son client, dont il avait déjà probablement reçu d'avance les instructions. La Maréchale lui succéda avec ses enfants, au nombre de trois, je crois.

Le dernier, fort jeune alors, fut porté par M. de Tamenay, mon aide de camp, jusque dans la chambre du prisonnier, située en haut du palais. Ce pauvre petit ne se doutait pas probablement du genre de visite qu'il venait faire à son père. Etonné seulement de cet appareil militaire, au milieu de la nuit, effrayé peut-être de ce spectacle aussi imposant que sinistre, il jouait avec les gros favoris noirs de cet officier, qui répondit à cette gentille caresse par un baiser sur le front.

Cette entrevue déchirante dura une heure environ, après laquelle le Maréchal se sentant attendri vraisemblablement, y mit fin lui même, mais il ne put obtenir le départ de sa femme qu'en lui promettant de la revoir dans la journée, ce qu'il savait bien ne pouvoir s'effectuer. La séparation eut lieu enfin, mais non sans beaucoup de larmes.

Peu après le curé de Saint-Sulpice fut introduit. Il resta avec la Maréchal pendant une grande heure, durant laquelle j'avais ordonné aux deux grenadiers de rester en dehors, à la portre de l'appartement, jusqu'au moment où le pasteur se retira afin de laisser prendre quelque repos au prisonnier, auquel il promit de revenir avant l'instant fatal.

Pendant ce temps-là, et successivement, j'avais reçu les ordres suivants....

N°3...Conformément aux articles 2 et 3 de la section VI du code pénal militaire, le 12 mai 1793, pour l'éxécution de l'arrêt de mort, rendu cejourd'hui par la Chambre des pairs contre le Maréchal Ney, à l'heure qui sera indiquée, il sera commandé quatre sergents, quatre caporaux et quatre fusiliers, les plus anciens de service, dans la compagnie des sous-officiers vétérans, actuellement préposée à la garde du condamné....Ces douze militaires seront placés sur deux rangs....ce sont eux qui seront chargés de faire feu sur le coupable, quand le signal leur en sera donné par l'adjudant de place. M. le Maréchal de camp comte de Rochechouart donnera ses ordres à cet effet, et choisira dans son état-major l'adjudant le plus ferme et le plus capable, en lui prescrivant de reconnaître à l'avance le terrain et de faire l'inspection des armes.
Paris, le 7 décembre 1815..
Le lieutenant Général Commandant la 1er division militaire..."Despinois".
Nota....Il y aura, pour plus de sûreté, un détachement de douze autres hommes, qui sera placé en seconde ligne et en réserve..."Despinois".

.....A....Suivre....

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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Patrice Raynaud



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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Dim 7 Déc - 13:58

Encore une de tes trouvailles , félicitations .
Là aussi nous saurons si il y a substitution ou non , pour ma part je suis serein.
C'est quand même ironique d'avoir pris une loi de 1793 pour le condamner.
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Percy
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Dim 7 Déc - 16:42

Vous avez de nouveau déniché un de ces récits intimistes dont la lecture est si prenante.
Ma plus sincère gratitude pour ce plaisir renouvelé. salut
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Dim 7 Déc - 18:52

Comme toujours - MERCI mille fois flower .
Si ils'agit se de moi Marechal Ney est tres grande personnage de la retraite de la Russie
Amities et salut
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lieutenant legros

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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Dim 7 Déc - 20:43

10 sur 10
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Dim 7 Déc - 23:04

.....sunny ..... Merci les Amis (ie).....poursuivons cet interessant témoignage....!!...2ième Chapitre (Sources Comte de Rochechouart).


Ordre suivant....
N°4...Instructions pour l'exécution de l'arrêt rendu cejourd'hui contre le maréchal Ney...

Le condamné sera extrait du palais du Luxembourg par une escorte composée de gendarmes et de grenadiers de La Rochejaquelein, qui entoureront sa personne....à ses côtés seront les deux lieutenants de gendarmerie, à pied s'il est à pied, ou en voiture à côté de lui, s'il demande à en avoir une, dans ce dernier cas, les gendarmes et les grenadiers entoureront sa voiture aux deux portières, en avant et en arrière des roues.

Après l'escorte, la compagnie de vétérans sous-officiers, un piquet de garde nationale à pied, la garde nationale à cheval fermera la marche. Il traversera dans cette disposition le jardin, et viendra sortir par la grille de l'Observatoire, en ce dirigeant vers ce dernier point.
A sa sortie, les cent trente gendarmes à pied, qui ont ordre de s'assembler sur la place de l'Odéon, et de se porter ensuite, moitié par la rue de l'Ouest, moitié par la rue d'Enfer, sur le terrain, se formeront en haie, et marcheront par file à droite et à gauche sur les deux flancs de l'escorte, de manière, lorsqu'elle s'arrêtera, à la dépasser, et à fermer toutes les issues du terrain indiqué.

Parvenus sur le terrain, les officiers de gendarmerie accompagneront avec les gendarmes et les grenadiers le condamné au lieu du supplice, et la troupe étant en bataille par carrés, ils le feront mettre à genoux, face au détachement des tireurs, lui banderont les yeux, se retireront aussitôt, et l'adjudant de place fera le signal convenu.

Le cadavre sera exposé quelques temps, et gardé par des piquets d'infanterie et de cavalerie. Si les parents le réclament et s'offrent à le relever sur place, il leur sera rendu, mais, au préalable, procés-verbal sera dressé de la consommation du jugement par le secrétaire-archiviste de la Chambre des Pairs, faisant fonction de greffier, en présence de l'adjudant qui le signera.

S'il n'est point réclamé, il sera relevé à la diligence de la police civile et déposé à l'hôpital de la Maternité avec le consentement du directeur de l'établissement.
Paris, le 7 décembre 1815...Le Lieutenant général commandant ..."Despinois"

Par suite de ces ordres qui me traçaient si minutieusement la conduite que j'avais à tenir, il ne me restait qu'à les suivre ponctuellement, sans avoir rien à y ajouter. Je ne fus prévenu du lieu de l'éxécution qu'une demi-heure avant le moment où elle devait se faire.

J'avais toujours pensé qu'elle aurait lieu dans la plaine de Grenelle, où se faisait d'ordinaire ce genre d'éxécution. J'allais même y envoyer un officier pour reconnaître le terrain, lorsque je reçus l'ordre verbal de tout disposer entre l'Observatoire et la grille du jardin du Luxembourg, en face d'un long mur qui existe encore sur la gauche en sortant du jardin.

La police, à ce qu'il paraît, était informée que l'on devait essayer quelque tentative d'enlèvement ou de délivrance sur le premier point. Du moins, c'est ce que le général Despinois me fit dire.

Mes embarras sur le choix à faire de l'adjudant de place qui serait chargé de faire exécuter l'arrêt de mort fut extrême....c'était une corvée bien désagréable. Ma première idée avait été de faire tirer au sort tous ces messieurs, mais ensuite je fis réflexion que cela pouvait avoir de graves inconvénients, ces officiers n'ayant pas la même capacité, ni la même résolution.

J'arrêtai alors mon choix sur le chef de bataillon de Saint-Bias, officier déterminé, il était Piémontais, et j'étais bien aise d'éviter à un Français cette pénible commission. En conséquence, je lui donnai l'ordre de faire exécuter l'arrêt de la Cour des Pairs, en lui prescrivant ce qu'il aurait à faire, d'après les instructions que l'on a lues plus haut..

Un nouveau message du général Despinois, qui m'en envoyait chaque demi-heure, me prévint de donner les ordres nécessaires pour que l'éxécution eût lieu à 9 heures précises du matin.

C'était assez tôt pour qu'il n'y eût pas trop de spectateurs, et assez tard pour qu'il y en eût un certain nombre, l'éxécution ayant lieu dans un endroit de passage fréquenté par des voitures publiques.

Ainsi que je l'ai dit plus haut, le curé de Saint-Sulpice avait quitté le Maréchal après une heure d'entretien secret, afin de le laisser reposer, lui promettant de revenir plus tard à l'heure suprême.

Dès qu'il fut sorti, le prisonnier se jeta tout habillé sur son lit. Il y dormit d'un sommeil tranquille jusqu'à huit heures passées. A 8 heures et demie, il devint nécessaire de prévenir le condamné de se préparer à se rendre sur le lieu fatal.

Je crus devoir charger le curé de ce triste message. Comme il venait justement d'entrer, je l'engageai à monter près du prisonnier et à lui annoncer que la dernière heure était arrivée et qu'il fallait que la sentence prononcée reçut son éxécution.

Ce digne ecclésiastique, tout préparé qu'il était à sa douleureuse mission, fut saisi à l'intant même d'un tremblement nerveux, qui ne le quitta plus jusqu'au moment où tout fut terminé. Il fit cependant un effort, et se résigna à se présenter devant son pénitent. A peine parut-il sur le seuil de la porte, le Maréchal, qui venait de se réveiller, lui dit en l'apercevant.....""""Ah ! monsieur l'abbé, je vous comprend, je suis prêt.""""""

Il se mit à genoux, reçut l'absolution avec la bénédiction de son pasteur, puis ayant pris son chapeau, il descendit l'escalier d'un air calme et tranquille, jusque dans le grand vestibule qui donne sur le jardin.

Je pris sur moi, sans consulter le Maréchal, de faire venir une voiture de place, qui entra dans le jardin et se rangea au bas des degrés qui sont devant le dit vestibule. La haie, dans l'intérieur du palais, était formée par la troupe de service auprès de la Chambre des Pairs.

Avant de monter en voiture, le Maréchal nous salua. Il était vêtu simplement. Il avait une redingote bleue, une cravate blanche, un gilet noir, avec une culotte courte et des bas de soie de la même couleur. Aucune décoration ne s'apercevait sur lui. Il dit en voyant le mauvais temps sombre et froid qu'il faisait ce jour-là.....""""Voici une vilaine journée ! """""....Puis se retournant vers le curé, qui se rangeait pour le laisser monter en voiture, il ajouta...."""""Montez, montez, monsieur l'abbé, tout à l'heure je vais passer le premier."""""

Les deux officiers de gendarmerie désignés ci-dessus montèrent également dans la voiture et se placèrent sur le devant. Le cortège suivit l'ordre prescrit par la lettre du général Despinois, qu'il est superflu de rappeler.

A quelques centaines de pas de la grille du Luxembourg, dans une espèce d'allée ou d'avenue qui conduit à l'Observatoire, le cortège s'arrêta où l'éxécution devait avoir lieu.

Lorsqu'on ouvrit la portière pour faire descendre le Maréchal, il parut surpris, soit qu'il s'attendît à aller jusqu'à la plaine de Grenelle, où il espérait peut-être voir une manifestation quelconque en sa faveur, soit tout autre motif. Il dit en descendant de la voiture....""""Quoi ! déjà arrivé ? """""

Il refusa naturellement de se mettre à genoux et de se laisser bander les yeux. Il avait trop souvent envisagé la mort en face, pour la redouter à ce moment suprême.

......A Suivre......

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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ThiNap
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Lun 8 Déc - 9:58

Toujours un plaisir de lire vos trouvailles.
Votre fan-club attend la suite ...

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MessageSujet: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Lun 8 Déc - 11:36

.....sunny ..... Merci ThiNap.....Poursuivons...!!!

3ième Chapitre (Sources Comte de Rochechouart).


Ayant demandé au commandant Saint-Bias de lui indiquer où et comment il devait se placer, il fit face au peloton qui tenait ses fusils au commandement de "Armes!" et là, dans une attitude que je n'oublierai de ma vie, tant elle était noble, calme et sérieuse, sans jactance aucune, il ôta son chapeau et, profitant du très court moment que lui laissait l'adjudant de place pour se mettre de côté afin de donner le signal du feu, il prononça ces dernières paroles que j'entendis distinctement....""""" Français, je proteste contre mon jugement, mon honneur..."""""

A ces derniers mots, comme il portait sa main sur son coeur la détonation se fit entendre, et il tomba à la renverse sans faire le moindre mouvement, tant la mort fut instantanée.

Un roulement de tous les tambours et des cris de " Vive le roi ! " poussés par les troupes en carrés terminèrent cette lugubre cérémonie.

Cette mort fut belle. J'étais jeune alors (je n'avais pas vingt-sept ans). Elle me fit une grande impression, tant elle était d'une grande gravité. Aussi, me retournant vers Auguste de la Rochejaquelein, qui était était à côté de moi, et qui comme moi déplorait la fin du brave des braves, je lui dis.....""""Voilà, mon cher ami, une grande leçon pour apprendre à bien mourir."""""

Les huit mots prononcés par le Maréchal Ney, en face de la mort, furent diversement rendus ainsi qu'on peut bien le penser, soit par les journaux, soit par les soit-disant spectateurs. Plusieurs personnes même se glorifièrent d'avoir empêché qu'il n'en prononçât d'autres, ajoutant qu'elles avaient commandé....Feu ! Je citerai entre autres le comte de Caumont de Force, mais tout cela est inexact.

Les choses se sont passées comme je viens de le dire, et comme au reste cela est confirmé par mon rapport au général Despinois, dont l'original doit se trouver dans les archives de la 1er division militaire, et de plus un duplicata dans celles de l'Etat-major de la Place de Paris.

Il y eut cependant des rapports faits à ce sujet au général Despinois. Je donnerai connaissance , plus loin, de la lettre qu'il m'écrivit à propos de cet incident. J'y joindrai la réponse que je crus devoir y faire.

Le cadavre n'ayant pas été réclamé par la famille, parce qu'elle ne pouvait encore être instruite ni du lieu ni de l'heure de l'éxécution, il fut porté au lieu désigné dans l'ordre n°4.

Le reste n'étant plus dans mes attributions, je me retirai, mais avant que de retourner chez moi, j'entrai un instant chez le duc de Richelieu pour lui rendre compte de ma sinistre mission. Je lui en donnai tous les détails et finis par lui dire que j'avais vu deux choses aussi étonnantes qu'inconvenantes sans pouvoir cependant les réprimer. Voici ce que c'est.

Pendant le quart d'heure qui s'écoula entre l'éxécution et l'enlèvement du corps, un homme, que les gendarmes m'assurèrent être Anglais, se précipita au galop de son cheval, et le fit sauter par-dessus le cadavre, puis, après cet acte aussi étrange que révoltant, il disparut comme l'éclair, sans qu'il fût possible soit de prévenir cette brutalité, soit d'arrêter cet insolent, tant il mit de célébrité dans cet acte inqualifiable.

Le second incident, moins coupable sans doute en apparence, ne m'en parut pas moins inconvenant. Je fus bien surpris de voir parmi les spectateurs de la triste exécution qui venait d'avoir lieu un général russe en uniforme et à cheval.

Je le reconnus pour être le baron Van B..... d'origine hollandaise, mais au service de la Russie depuis très longtemps, il avait été gouverneur de Mittau, lors du séjour de Louis XVIII, dans cette capitale de Courlande. Une curiosité poussée à l'exès, à ce qu'il paraît, chez cet étranger, lui avait fait d'abord suivre le procès du Maréchal Ney, avec la grande assiduité.

Prévoyant apparemment l'issue qu'il devait avoir, il voulut n'en rien perdre. Pour cela, il rôda toute la nuit autour du Luxembourg et fit enfin par curiosité, ce que les amis du Maréchal ne songèrent pas à faire par dévouement....il assista au dénouement de ce grand drame. Son uniforme, aussi bien que les nombreuses décorations dont il était revêtu, lui permirent non seulement de circuler, mais encore de se bien placer pour tout voir à son aise.

Voici maintenant que fut le résultat de cette indiscrète curiosité. Le duc de Richelieu, d'après mon récit, n'avait pas pu se dispenser d'en parler à l'Empereur de Russie comme d'une chose regrettable.

Ce noble souverain entra dans une forte colère, et fit appeler sur-le- champ notre curieux, auquel il lui dit qu'il devait rendre grâce à Dieu de ne pas être né son sujet. Sans cela il l'aurait fait soldat à l'instant même. Mais qu'en considération de sa qualité d'étranger, il se bornait à le chasser de son service, et lui donnait l'ordre en quittant l'uniforme russe, dont il venait de compromettre la dignité, de ne jamais reparaître devant lui, ni mettre les pieds dans ses Etats....

.....A.....Suivre.....

salut

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MessageSujet: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mar 9 Déc - 10:28

.....sunny .....

4ième et dernier Chapitre (Sources Comte de Rochechouart).

Voici la lettre que le général Despinois m'écrivit au sujet des paroles prononcées par le Maréchal Ney, au moment de son exécution, dont j'ai parlé plus haut.

N°5.....Paris, le 9 décembre 1815.....Monsieur le comte.

J'ai reçu copie du rapport qui vous a été adressé par le chef de bataillon de Saint-Bias, sur l'exécution du maréchal Ney, j'y ai remarqué que cet officier supérieur avait mal observé le voeu de la loi, et sans aucun doute vos propres instructions, en faisant, au lieu d'un signal, le commandement de...Feu ! à la troupe.

Par cette raison, et pour plusieurs autres, que je me réserve de vous confier, je ne crois pas qu'il y ait lieu de rectifier la version des journalistes, à moins de rédiger soigneusement une relation entière de tout ce qui s'est passé dans l'intérieur du palais du Luxembourg et au lieu du supplice, depuis l'arrêt de condamnation jusqu'à l'exécution du condamné.

Si pareil évènement se reproduisait, je vous engage au surplus à ne jamais employer M. de Saint-Bias, qui avait tout à fait perdu la tête, et qui a suffisamment prouvé, en cette circonstance, son incapacité et son manque de vigueur.

Agréer, etc...ect... "Delpinois".

Je répondis immédiatement et de la manière suivante, sans toutefois parler de la rédaction mentionnée dans la lettre que l'on vient de lire, cet article devant être traité de vive voix...je tenais seulement à disculprer mon officier.

Paris, le 9 décembre 1815.....Mon général....

Je prends la liberté de vous représenter que le comte de Saint-Bias ayant été choisi par moi sur tous les officiers d'état-major de la place, pour commander l'éxécution du maréchal Ney. Je suis personnellement intéressé à le rétablir dans votre esprit et à changer l'opinion que vous paraissez avoir sur lui et son peu de mérite.

Cet officier supérieur est Piemontais, sa mère a été dame d'honneur de la feue reine de Sardaigne, il m'a été chaudement recommandé par le comte de Revel, fils du maréchal de Saint-André...il m'en a fait le plus grand éloge, et m'a surtout parlé de sa bravoure, qui est très brillante. Il est porteur de certificats donnés par les habitants de Lübeek, où il a été commandant de place, qui attestent sa probité, sa bravoure et sa capacité.

Il a le malheur d'être vif, de ne pas parler correctement le français...il a été obligé de commander...Feu ! au lieu de faire le signal d'usage, parce que les vêtérans ne le comprenaient pas, et que, d'un autre côté, le public demandait la lecture du jugement, tandis que le maréchal faisait deux pas en avant pour parler, ce qui a été cause d'un retard d'une demi-minute, puisqu'il n'a eu que le temps de dire, en parlant la main sur son coeur...."Français, je proteste contre mon jugement, mon honneur".....

Voilà l'exacte vérité, je vois avec peine que plusieurs personnes réclament le triste honneur d'avoir fait ceci, d'avoir ordonné cela....celui qui a été chargé de cette pénible fonction s'en est acquitté comme il le devait. Je réponds de la capacité, de la bravoure, du zèle et de l'honneur du comte de Saint-Bias, sans cela, je ne l'aurais pas choisi.

J'appuie sur sa bravoure, parce qu'on a l'air de dire que la peur lui avait fait perdre la tête, ajoutant qu'il était d'une pâleur mortelle...son teint est celui d'un homme du Midi, peu coloré. Je suis fermement convaincu que la peur est un sentiment inconnu à ce brave officier, certes il n'aurait pas commencé à l'éprouver dans un moment où il ne courait aucun danger.

J'ai l'honneur, etc...ect... Le comte de Rochecouart.

Ici se termine tout ce qui a rapport à cette déplorable affaire, du moins en ce qui me concerne.

......FIN.....

salut

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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mar 9 Déc - 11:25

Merci Jean-Baptiste pour ces pages. Une bien triste fin pour le Brave des Braves ...

Le 16 décembre 1834, à la tribune de la Chambre des pairs, le maréchal Exelmans s'exclame :
"
Oui, la condamnation du maréchal Ney a été un assassinat juridique, je le dis, moi !"

A contrario d'anciens compagnons d'armes de Ney et qui votèrent sa mort (Victor par exemple), l'attitude d'Exelmans mérite d'être connue.

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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mar 9 Déc - 11:29

Un grand merci pour cette lecture très instructive Jean-Baptiste.
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Jean-Baptiste
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mar 9 Déc - 13:41

.....sunny ..... Merci à vous....!

Je partage TniNap votre sentiment ....la triste fin du Brave Ney....!!!

salut

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Jean-Baptiste Guindey, 1785-1813
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mar 9 Déc - 15:08

merci...merci et encore une fois -MERCI flower
Amicalement et salut
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Corso
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mer 10 Déc - 10:27

sunny sunny

Bravo pour cet émouvant témoignage.
Quelle dignité.
"Venez voir comment meurt un maréchal de France."

Il a été brave jusqu'au bout.

salut

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ThiNap
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mer 10 Déc - 11:27

C'est clair. Malgré le "faux pas" de 1814 et sa promesse à Louis XVIII de ramener l'usurpateur dans une cage de fer, le maréchal Ney demeure un grand soldat.
Sa conduite lors de la terrible retraite de Russie font oublier, par avance, ses "erreurs" de 1814.
En 1815, je crois que Napoléon lui écrivit "Venez, je vous recevrai comme au lendemain de la Moskowa".

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Corso
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mer 10 Déc - 14:00

sunny

Cette mort rachète toutes ses fautes. il en est de meme pour Murat.
Ils ont été grands jusqu'au bout.
cheers

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ThiNap
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Mer 10 Déc - 15:18

Hello Corso, pour Murat, je suis peut-être un peu plus circonspect.

En 1814, le roi de Naples a déclaré la guerre à la France ... pour préserver son trône et l'ambition de Caroline.
A part cela, ce fut effectivement l'un des plus, si ce n'est le plus grand, le plus brillant cavalier de l'Empire.

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Cambronne13

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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Sam 27 Mar - 18:55

Je suis sans voix: ou allez vous pêcher toutes ces superbes informations?

Je pense que l'exécution de Ney ne vaut pas celle de La Bédoyére, qui de mon point de vue était un personnage également beaucoup plus noble et distingué. Mais ce récit m'a quand même fait plaisir, surtout que je ne savais rien des circonstances de cette exécution.

Merci pour cette article!
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Ferdinand



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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Jeu 26 Aoû - 12:09

Magnifiques documents, vraiment…
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nabulio 42

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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Jeu 9 Juil - 21:00

Quel beau document, je n'ai jamais lu de biographie spécifique sur ce personnage héroïque, seulement des passages dans de nombreux livres de l'épopée. Mourir de cette façon après avoir porté haut nos couleurs, j'ai beaucoup de mal  Crying or Very sad
Je retiendrai la fameuse retraite de Russie ou il a combattu comme un diable et la charge héroïque à Waterloo ou il aurait mérité de mourir les armes à la main.
Avec Lanne c'est l'un des Maréchaux qui m'ont le plus marqué. Smile
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Percy
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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Ven 10 Juil - 0:12

Citation :
je n'ai jamais lu de biographie spécifique sur ce personnage héroïque

Puis-je dès lors me permettre de vous conseiller celle d'Eric Perrin "Le Maréchal Ney" parue dans la collection Présence de l'Histoire dirigée par André Castelot.

Rédigée sur base de l'exploration des documents issus du fonds Ney aux Archives nationales, cette brillante biographie met en lumière, à côté de sa légendaire vaillance, les contradictions et les faiblesses de celui qui fut sans doute le plus célèbre maréchal de Napoléon et qui, à défaut d'avoir été "un esprit", fut incontestablement "un caractère".
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nabulio 42

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MessageSujet: Re: J'ai vu fusiller LE Maréchal NEY......   Ven 10 Juil - 13:58

Merci pour l'info, c'est noté et puis André Castelot même s'il ne tient pas la plume, c'est toujours agréable à lire.

Cordialement,

Didier,
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