Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

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 EPOQUE EPIQUE

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Route Napoléon

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MessageSujet: EPOQUE EPIQUE   Mer 25 Oct - 11:26

Le week-end dernier j'étais à Paris à un Salon d'Armes anciennes, organisé par Jean-Jacques Buigné, l'ancien rédacteur en chef de la revue La Gazette des Armes. J'ai appris que l'amiral NELSON avait été tué par un tireur d'élite embusqué sur Le Redoutable et armé d'une carabine de Versailles.
Un certain nombre de ce modèle 1793 a été distribué dans la marine, pour des tireurs d' élite qui avait pour mission d'éliminer les officiers...
La balle qui tua Nelson a été conservée dans la collection personnelle de la Reine au château de Windsor. Elle est dans un écrin à double enveloppe avec des débris de l'épaulette de l'amiral.
C'est le poète Robert Southey qui a publié en 1813 " VIE DE NELSON ", la meilleure biographie de l'amiral, qui est toujours un " best-seller ' outre-manche...

Voici le récit :

Samedi 19 octobre 1805 :

L'air est léger le temps est calme.
Villeneuve l'amiral Français est bloqué dans le port de Cadix. A 6 h. du matin il décide une sortie et si possible de livrer bataille. Tentative périlleuse et les alliés Espagnols dont l'amiral Gravina tente de l'en dissuader.
Villeneuve fait envoyer l'ordre " Appareillez sans autre signal "
Pendant ce temps, au large de Cadix une journée de routine commence ...
Dans la matinée, 10 marins, punis pour ivresse, ont été fouettés chacun à 36 coups de " chat à neuf queues " devant l'équipage rassemblé.
A 10 h. et demie, les corvettes envoyées en découverte signalent les mouvements de la flotte Franco-Espagnole. Le Victory met à la voile. A midi l'air est léger et le temps brumeux...

Dimanche 20 octobre 1805 :

Au matin, la sortie de Cadix des 33 bâtiments alliés est terminée.
A 4 h. brises légères et temps cliar. Les corvettes Anglaises ré^pétent le signal " Vaisseaux ennemis sortant du port "
A cette époque on communique par signaux que le maître Timonier fait grimper dans les haubans...
A 6 h. la brise est fraîche et le temps nuageux, le Cap Trafalgar est en vue à l'Est-Nord-est, distance 4 ou 5 lieues.
A midi, la brise est forte et il pleut
La messe est dite...
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MessageSujet: TRAFALGAR   Mer 25 Oct - 16:36

Lundi 21 octobre 1815 :

Le commandant du Victory, le Capitaine Thomas Hardy raconte
" Brises fraîches, avec pluies à grains. Bâtiments de découverte signalent position de l'ennemi;
A 6 h. observé la flotte ennemie direction Est-Sud-est à 10 ou 12 milles, faisons route sur l'Est toutes voiles dehors, les hommes à leurs postes de combat. "

L'amiral Villeneuve indique lui " ordre de bataille naturel, amures à tribord "
Il est 6 h. 20. La ligne de bataille franco-espagnole s'étire en longueur et à 8 h. Villeneuve fait virer " lof pour lof" afin de resserrer ses bâtiments et d'attendre l'ennemi.
Manoeuvre habilement exécutée et admirée par les Anglais.

Capitaine T. Hardy :
"A 8 h. brises légères et nuages; gros de la flotte ennemie observée à 9 ou 10 milles, en direction N.N.E. à S.S.O. comprenant 33 vaisseaux de ligne, 6 frégates et 2 brigs. Faisons voiles en direction de l'avant-garde ennemie, le Royal Sovereign et sa ligne de bataille se dirige sur le centre de la ligne ennemie. "

Une grande bataille est proche.
A 11 h. Nelson rédige une prière :
" Puisse le Dieu que j'adore accorder à mon pays et pour le bien de l'Europe, un grande et glorieuse victoire... Pour moi, personnellement je fais le don de ma vie à Lui qui m'a fait... A lui je me remets ainsi que la juste cause qui m'est confiée de défendfe. Amen, amen, amen


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stephane
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MessageSujet: Re: EPOQUE EPIQUE   Mer 25 Oct - 17:03

study study study

Stéphane
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MessageSujet: TRANSMISSIONS   Mer 25 Oct - 20:29

Cpt Thomas HARDY, qui commande le Victory :

" A 11 h 30 l'ennemi ouvre le feu sur le Royal Sovereign

A 11 h 40 le Royal Sovereign commence le feu

A 11h 45, Nelson appelle son lieutenant des Transmissions John Pasco pour lui dire " Je voudrais signaler : L' Angleterre compte que chacun fera son devoir. Mais faites vite car j'ai un autre signal à transmetrre qui est Action Immédiate

A 11h 50, l'ennemi ouvre le feu sur nous et sur le Téméraire

A Midi, faisons toutes voiles dehors sur le bâtiment ennemi n°10. Brises légères et temps brumeux.

A Midi 04, nous ouvrons le feu sur l' avant-garde ennemie en défilant devant sa ligne
A Midi 20, abordons les bâtiments n° 10e t11 au moment où l'action devient générale... "

Le bâtiment n° 10 est Le Bucentaure, navire amiral de Villeneuve, le n° 11 est Le Redoutable un 74 canons commandé par le remarquable capitaine Lucas.
Le capitaine Hardy, aprsè avoir balayé au passage la poupe du Bucentaure de ses carronades, se rabat sur le Redoutable et l'aborde vers 1 h de l'après-midi...

Les deux bâtiments sont bord à bord au milieu du fracas du feu d'artillerie et dans des nuages de fumée. Nelson et son ami Hardy font les cent pas, impertubables sur le gaillard d'arrière, entre la roue du gouvernail et l'échelle d'équipage devant le grand mât...
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MessageSujet: TOUCHE !   Jeu 26 Oct - 11:48

Vers 1 heure 15, un feu de mousqueterie provenant des hunes du Redoutable se déclanche brutalement, dirigé contre les hommes qui se trouvent sur le gaillard d'arrière du Victory.
Cpt HARDY :
" Vers 1 h 15, le très Honorable lord vicomte Nelseon commandant en chef est blessé à l'éapaule.
Nelseon a fait demi-tour pour revenir vers la roue du gouvernail et à ce moment précis, il s'affale à genoux sur le pont, se soutinet un instant de son bras et s'effondre sur le côté gauche. Je l'interroge :
" J'espère que votre Seigneurerie n'est pas gravement blessée ?
- Ils m'ont eu Hardy, ma colonne vertébrale est brisée "...

Le sergent Secker des Royal marines et deux matelots descendent l'amiral au poste des blessés. pour éviter que l'équipage ne se rende compte, Nelson a sorti un grand mouchoir dont il se couvre la tête et essaye de cacher ses décorations...

Cinq minutes pus tard, le Capitaine Lucas abaisse la grand-vergue de son vaisseau pour s'en faire un pont afin de monter à l'abordage du Victory. Le Redoutable a l'avantage sur son adversaire direct le Victory.
La plupart des hommes qui se trouvent sur le pont sont touchés par les tirs des hunes et les grenades à main.
Mais le Téméraire a vu la manoeuvre est arrive à la rescousse et va venir se mettre à tribord du Redoutable du Capitaine Lucas...

Le Redoutable est pris entre deux feux et Lucas tombe blessé. Bientôt ce vaisseau sera transformé en ponton ayant perdu tous ses mâts.

Cpt Hardy :
" A 1 heure 30 le Redoutable ayant amené ses couleurs nous avons cessé le feu de nos pièces de tribord mais avons continué l'engagement avec la Santissima Trinidad et quelques bâtiments ennemis à bâbord. L'action demeura général jusque 3 h. lors que plusieurs bâtiments eurent amenés autour de nous. Avons observé le Royal Sovereign qui avait perdu son grand mât et son mât d'artimon ainsi que plusierus bâtiments ennemis démâtés...
Un tir intermittent dura jusqu'à 3h. 40 lors que la victoire ayant été annoncée au très Honorable lord vicomte Nelson, commandant en chef, celui-ci mourut de sa blessure "
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MessageSujet: GAZETTE DES ARMES   Ven 27 Oct - 10:53

Au moment où Nelson arrive au poste des blessés, le chirurgien du Victory, Mr. Beatty avait plus de 40 blessés ou mourants. Aussitôt qu’il a le temps d’examiner l’amiral, il se rend compte que l’issue est fatale à brève échéance. Nelson est à demi-conscient et très éprouvé par le fracas des détonations et les secousses du Victory, à chacune de ses bordées ou lorsque des boulets adverses viennent fracasser sa mâture ou sa coque.
J’ai visité le Victory à Portsmouth et ce qui m’a d’abord frappé c’est le peu de hauteur des plafonds on est souvent obligé de courber la tête.

Vers 3 h. le gros de l’action est passé et le Victory ne tire plus que quelques coups avec ses batteries de bâbord. Hardy descend alors au poste des blessés pour annoncer à l’amiral qu’il y a entre 12 et 14 vaisseaux de pris et que la victoire est complète. Peu de temps après il retourne pour annoncer 18 vaisseaux.
Nelson, dans un souffle :
" J’avais pensé 20… Prenez soin de Lady Hamilton…Embrasse moi Hardy !"

et son dernier souffle
" My God, I do my duty…"

A 5 h. de l’après-midi, le mât d’artimon du Victory s’abat au dessus de la dunette, les vergues et le beaupré sont brisés, le gréement coupé et les voiles lacérées. Le vaisseau n’est plus qu’une épave entourée d’épaves…



D’après le rapport du docteur W. Beatty chirurgien à bord du Victory, la balle qui touche Nelson toucha la partie antérieure de l’épaulette gauche, pénétra l’épaule, traversa le thorax en oblique fracturant les 2° et 3° côtes, pénétra le poumon et l’artère pulmonaire, vint se loger dans les muscles dorsaux d’où elle fut extraite à 5 cm au-dessous de l’angle inférieur de l’omoplate droite.

L’analyse de pénétration du projectile en projection verticale permet de conclure à un tir venant des hunes du redoutable.

En projection horizontale l’analyse permet de préciser qu’il s’agit de la hune du mât d’artimon et qu’il ne peut s’agir que de cette hune selon la position des deux navires bord à bord.

Le projectile est conservé dans un reliquaire au château de Windsor.

La balle est assez peu déformée sauf aux endroits où la balle a brisé des os, elle ne présente aucune trace de rayure et mesure 16,6 mm ce qui correspond à la balle de 18 à la livre, balle réglementaire française utilisée dans tous les anciens fusils fabriqués sous l’Ancien régime.

Aucune confusion avec la balle tirée dans la " carabine de Versailles ", balle de 28 à la livre et mesurant 14,135 mm ;

" La balle qui tua Nelson " confirme que l’amiral ne fut pas " tiré comme à la cible"

par un tireur d’élite muni d’une carabine, mais simplement d’un coup du sort…



Il faut se rappeler que la houle est forte que les mâts, les voiles et le gréement sont autant d’obstacles à une ligne de visée précise entre les hunes du Redoutable et le pont du Victory, 16 mètres en contrebas. Enfin une épaisse fumée provenant de cinquante pièces de tous calibres forme un écran qui ne se dissipe que partiellement pour offrir non pas une cible immobile et nette mais des masses fugitives en mouvement

Par contre une grêle de projectiles dirigés sur le pont et en particulier sur gaillard d ‘arrière, a des chance des faire des ravages. En conclusion, le destin implacable a voulu que l’une des premières balles de la gerbe soit pour l’amiral…





Source : Gazette des Armes N° 56 - Janvier 1978 - Jean-Jacques Buigné et Pierre Lorain

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stephane
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MessageSujet: Re: EPOQUE EPIQUE   Ven 27 Oct - 12:23

Merci pour ce récit et ce cours balistique pirat pirat

Les Anglais ont autaut souffert que les Franco-Espagnols dans cette grande bataille navale. Mais la victoire est restée dans leur camp. Surtout que, de mémoire, des bateaux français/espagnols avaient pris la poudre d'escampette pendant la bataille ou s'étaient peu engagés contrairement à d'autres.

Stéphane
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MessageSujet: Re: EPOQUE EPIQUE   Sam 28 Oct - 21:19

Bonjour Route Napoléon et un grand merci pour ce texte passionnant. salut

Cordialement,
Eric LM

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MessageSujet: CANROBERT - MAYENCE   Lun 30 Oct - 18:28

Merci Eric. Oui, c'est insolite cette mort de Nelson vue sous cet angle...

Je viens de commencer les Mémoires du maréchal Canrobert, aux célèbres moustaches cirées, pointées vers le haut comme c'était la mode...
La période couvre surtout après 1815, la Conquête de l'Algérie puis le Second Empire.
Mais, jeune sous-lieutenant, Canrobert est en garnison avec des Vieux de la Vieille, pas si vieux que ça et ça papote à la popotte.

Tout d'abord Canrobert est un plouc de chez Bergisel et compagnie, vu qu'il est cousin aux Marbots et je mets un " s" car il y en a deux :
- Marcellin célèbre pour avoir manoeuvré, comme une citrouille, à droite, à Waterloo, comme il le dit dans le tome 3 de ses célébrissime Mémoires,
- Aldolpe plus coquin et compagnon du général Bernadotte dans " l'affaire des Pots de beurre ", à Rennes. Il a aussi écrit des Mémoires mais il dit que son " gros chien Terre-neuve les aurait mangé "... On demandera la confirmation à Moustache...

Donc François Canrobert, né natif de Saint Céré, en juin 1809, fait Saint-Cyr et jeune officier est affecté à Lorient au 47° de ligne où il est caserné à Belle-Isle. Il a pour supérieur le capitaine Aymonin qui le prend an affection et l'invite le soir pour lui raconter l'époque épique :

" Aymonin a débuté au blocus de Mayence, ce fameux blocus que bien des généraux ont déclaré plus dur que la Retraite de Russie. Il y gelai à peirre fendre, les troupes n'avaient même pas pour se remonter l'émulation du combat puisque pendant six mois il n'y eut pour ainsi dire pas d'escarmouches.
Les soldats vivaient par petites escouades dans des trous qu'ils creusaient eux-mêmes, ils y étaient comme des bêtes fauves dans leurs tanières. Malgré le froid, ils ne recevaient aucune distribution, leurs vêtements étaient en lambaux, ils allaient demi-nus par une température de 15 à 20 degrés au-dessous de zéro. Beaucoup d'entre eux avaient perdu leur tricorne d'ordonnance et portaient en guise de couvre-chefs des bonnets de toutes formes, des foulards, des toques faites avec des peaux de mouton, de chèvres ou de rats qu'ils avaient dévorés. Les uniformes n'étaient pas moins bigarrés : les soldats de l'ancienne armée royale avaient encore leurs vêtements blancs, les Volontaires l'habit bleu. D'autres s'étaient taillés des vetes dans de vieilles couvertures, les uns portaient des pantalons, les autres des culottes et tous on le comprend mourait de froid "...
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MessageSujet: CIGOGNE   Mar 31 Oct - 12:43

Voilà qui fera plaisir à notre JOURDAN de Wattignies :

" L'avant-veille du jour où l'armée française, sous les ordres du général Jourdan, devait passer le Rhin pour se porter sur Düsseldorf, des soldats, en flânant sur le bord du fleuve, virent une cigogne debout au milieu de l'eau. Surpris de ce fait, ils courent en prévenir Championnet. La nuit venue, le général ordonne aux meilleurs nageurs de la division de se jeter à l'eau et de rechercher s'il n'y a pas un banc de sable au milieu du fleuve. En moins d'un quart d'heure, les nageurs sont de retour et déclarent qu'en effet le banc de sable existe. Il est alors facile, durant la nuit, malgré la présence des Autrichiens sur l'autre rive, de constater l'étendue de cet obstacle.
Immédiatement, Championnet change ses dispositions : il prépare le passage du flueve à deux kilomètres plus loin qu'il ne l'avait projeté. Sans cette cigogne, les barques qui devaient transporter les troupes se seraient enlisées et il aurait été impossible d'atterie le l'autre côté du Rhin "...

Le lendemain, l'aile de l'armée aux ordres de Kléber entre dans Düsseldorf.
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MessageSujet: Re: EPOQUE EPIQUE   Mar 31 Oct - 20:10

Merci ROUTE NAPOLEON pour ce "post" passionnant sur la mort de NELSON et le "côté arme + ballistique" qui m'a beaucoup plu puisque je suis "Tireur Sportif F.F.T" depuis 16 ans... Wink sunny


Amicalement FRIEDLAND study


salut
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MessageSujet: AUSTERLITZ   Mer 8 Nov - 18:58

Je continue ce CANROBERT qui écoute son supérieur, le commandant AYMONIN, le soir à la veillée :
" A défaut de combat, Aymonin eut à jouer des jambes : il fut envoyé sue le Rhin, en Alsace, puis de là en Italie. mais il n'eut pas de chance : il avait quitté Masséna en Suisse cinq jours avant la bataille de Zurich et il arriva avec Moncey en Italie trois jours après la bataille de marengo...
Avec les carabiniers de sa demi-brigade, Aymonin fut envoyé à Arras en 1803. Malgré les ordres et les objurgations de Junot, il ne consentit point à se faire coiffer " à la Tituq " et pravin à conserver sa queue poudrée...
En 1805, il fit la Campagne d'Austerlitz sous les ordres d'Oudinot dans la faleuse division des Grenadiers Réunis.
Ces troupes d'élite rencontrèrent pour le première fois les Russes à Hollabrünn.
" Le combat disait Aymonin commença prersque à la nuit tombante. Une première brigade fut d'abord engagée, puis une seconde. La deuxième fois, le choc eut lieu à la baïonnette, masses contre masses, il faisait noir, nous nous battions dans un petit village incendié à la lueur des flammes. On voyait fuir les vieillards, les femmes et les enfant emportant ce qu'ils avaient de plus précieux. Puis on retombaient dans l'obscurité face à face avec les Russes.
A plusieurs reprises même, nous nous recontrâmes avec d'autres troupes françaises. Heureusement qu'on se battait à l'arme blanche, car deux fois ma compagnie se heurta presque avec une autre compagnie de grenadiers de ma division. la lutte se prolongea à la baïonnette jusqu'à onze heures du soir... Oudinot fut blessé gravement à la cuisse dans cette bagarre et le soir nous couchâmes au milieu des cadavres et des ruines encore fumantes. Six mille Russes environ étaient tmpbés sous nos coups...
Le lendemain nous dormions encore, quand la nouvelle se répand que l'Empereur parcourt le bivouac. Nous voilà sur pied. L'Empereur vint deavnt ma compagnie :- Je suis content de vous, encore un combat comme celui-là et je vous enverrai tenir garnison à Vienne... "
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MessageSujet: DANTZIG   Sam 11 Nov - 17:46

Aymonin, nommé officier en 1806, participe au Siège de dantzig sous la Maréchal Lefèbvre :

" Dans les derniers jours du siège, le maréchal Lefèbvre voulait absolument livrer l'assaut. Or, il était impossible de traverser le fossé, parce que dans toute sa longueur se trouvait une ligne de pieux pointus contre lesquels se seraient brisés tous les efforts humains. On avait essayé de renverser ces pieux par le canon, à peine était-on parvenu en tordre ou à en déplacer quelques-uns.
Un soir, nous étions de service à la tranchée lorsque un capitaine du génie, accompagné de quelques sapeurs, vint demander des hommes de bonne volonté. Plusieurs carabiniers se présentèrent et je me mis à leur tête. Le capitaine nous fit alors distribuer des haches avec lesquelles nous avions mission de couper les pieux au ras du sol. Il nous expliqua que le bruit de l'artillerie de la place amortirait celui de nos coups, tandis que la fumée des canons s'élévant au-dessus de nos têtes, nous déroberait aux regards des assiéges dont nous n'avions rien à caindre.
la nuit venue, nous descendîmes dans le fossé. En une heure, nous avions fait dans la palissade deux larges passages permettant aux colonnes d'attaque de se jeter facilement sur la brèche.
Le lendemain, on se prépara à l'assaut. Les compagnies de voltigeurs de mon régiment étaient désignés pour former les colonnes d'attaque. Mais comme on avait remarqué que du haut des parapets pendaient à de grosses cordes des poutres très lourdes que les assiégés se proposaient de faire tomber sur les têtes de colonnes au moment où elles arriveraient sur la brèche, un de nos camarade nommé Vallé, offrit d'aller couper les cordes. On l'y autorisa. Nous le vîmes s'avancer tranquillement jusque sur les parapets, couper les câbles à coups de hache et son oeuvre accomplie, rentrer dans nos rangs. Déjà il était dans la place et n'avait polus qu'à sauter les gabions, quand une balle le frappa dans les reins.
Deux d'entre nous se portèrent à son secours. on l' emmena à l'ambulance où il mourut le lendemain "...
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MessageSujet: Re: EPOQUE EPIQUE   Sam 11 Nov - 19:01

Merci mon Cher Route Napoléon,

Pour ces deux récits, j'ai failli avoir le mal de mer pour le premier No

serg Lombart

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MessageSujet: GOLYMIN   Mar 14 Nov - 17:28

Toujours les mémoires du maréchal Canrobert - tome 1 :
Son supérieur, le commandant Aymonin :

" Après Dantzig, nous pârtîmes à marches forcées pour au fin fond de la Pologne.
En arrivant du côté de Golimin, nous recontrâmes Napoléon à cheval suivi de son état-major. L'aspect de notre régiment parut lui faire plaisir et en effet nos compagnies n'étaient composées que de vieux soldats bien équipés, bien encadrés.
Dury, notre Tambour-major, était pour la première fois à la tête des tambours. Napoléon nous regardait attentivement sans parler à personne. A la fin seulement seulement, il se tourna vers le colonel, lui dit deux ou trois paroles tès brèves et partit au galop, suivi de son état-major et des Grenadiers à cheval de l'escorte. Le colonel réunit immédiatement les officiers et leur fit part du contentement que Napoléon avait éprouvé en admirant la bonne tenue du régiment.
C'était aux premiers jours de juin. L'armée était bien changée. Elle avait subi des pertes considérables causées non pas tant par le feu des Russes à Eylau que par les maladies, privations, maraudage et surtout l'oisiveté... "
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MessageSujet: PORTUGAL   Mar 21 Nov - 12:54

Toujours ces SOUVENIRS du maréchal CANROBERT, maréchal du Second Empire qui a beaucoup écouté les vieux de la Vieille le soir à la veillé et voic ce que raconte le commandant Aymonin sur l'Espagne et le Portugal. Voilà qui va intéresser Stéphane et El Marquès d'Alorna :

" Nous passâmes les Pyrénées tout joyeux. La prmeière étape ne fut signalée par aucun incident : nous traversâmes San Sebastian mais bientôt nous engageâmes dans les défilés grandioses et horribles de Pancorbo, qui semblent être le vestibule du bout du monde. A partir de ce moment, nous trouvâmes un pays inculte, aride, sans arbre ni verdure, un désert sans route, presque sans habitants. Ceux que nous rencontrions paraissaient abrutis et indifférents. Nous arrivâmes bientôt à Vitoria, puis à Salamanque. Dans ces deux villes nous fûmes bien accueillis et même les habitants fêtèrent joyeusement notre passage...
Aussitôt entré en Portugal, Junot, qui avait reçu l'ordre d'arriver le plus vite possible, soit pour empêcher la révolution de se préparer, soit pour s'emparer de la famille royale, fit exécuter, malgré le froid et la pluie, des marches forcées à travers les montagnes du Beira. Sans cesse on se trouvait en présence de torrents débordés qu'il fallait traverser. Les troupes étaient sans nourriture, leur équipement était celui d'une campagne d'été. Aussi laissa-t-on un nombre incalculable de traînards en route.
Après quinze jours de ces marches terribles, on arriva devant un torrent plus dangereux que les autres. les premiers soldats qui tentèrent de le franchir, disparurent entraînés apr le courant.
Le général Delaborde était présent, c'était un homme déjà âgé mais un manoeuvrier de premier ordre doué d'un sang-foid peu commun. Il descend de son cheval, entre dans l'eau jusqu'aux épaules, se cramponne à une roche, ordonne aux grenadiers de la tête de colonne de le suivre en se tenant par la main les uns les autres et déclare qu'il ne sortira de l'eau que quand le dernier homme sera passé.
Alors personne n'a plus peur et tous nous passons le ravin...
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MessageSujet: ESPAGNE (SUITE)   Mar 21 Nov - 17:24

" Les Espagnols étaient alors nos alliés et quelques-unes de leurs troupes nous accompagnaient dans cette expédition. Mais le niveau moral des soldats n'était pas plus relévé que celui des habitants. Quant aux généraux, je n'en ai jamais vu avec un pareil accoutrement : l'un d'eux marchait toujours à la tête de sa division coiffé d'un bonnet de coton surmonté d'une mèche superbe, à la main il tenait un immense parapluie qu'il ouvrait dès qu'une goutte d'eau venait à tomber. Un autre avait, en guise de sabre, une énorme seringue attachée à sa selle. A en juger par la tenue des chefs, on peut se figurer les soldats. Du reste, ils ne furent pas longtemps nos auxiliaires, car bientôt éclata l' Insurrection de Madrid.
Les troupes Esapagnoles menacèrent de se joindre aux Portugais pour nous massacrere. Il fallut les désarmer.
Le général Loison fut envoyer au Portugal pour licencier une partie de ces troupes et punir les Portugais révoltés.
Quoiqu'il n'eût qu'un bras, il n'était pas "manchot"...
Il acquit une réputation demeurée célèbre en Espagne et au Portugal, il fut appelé " le général Mannetta " manchot en Espagnol mais aussi synonyme de loup ou diable...

Souvenirs d'un Siècle - Maréchal Canrobert
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MessageSujet: CHOSES VUES   Mar 21 Nov - 20:55

..." Je fus alors envoyé par le général Loison à son collègue le général Delaborde avac mission de lui faire savoir comment le rejoindre à Lisbonne pour s'opposer à la marche des Anglais.
Je parvins non sans mal à joindre le général Delaborde, qui avait pris position avec 3.000 hommes à Rorissa. Il fut attaqué le lendemain, je n'avais pas de commandement et n'étais pas monté. Cependant je restai auprès de ce général et j'assistai à un des combats les mieux ordoannés que j'ai pu voir. Les Anglais avaient 16.000 hommes. il leur fallu 8 heures de lutte acharnée pour obliger les Français à battre en retraite, et encore se retirèrent-ils sans être poursuivis et sans perdre un seul canon.
Trois fois le général delaborde changea de position, porésentant à l'ennemi de nouvelles lignes et obligeant celui-ci à modifier ses plans et à recommencer ses attaques. Comme le terrain était coupé et mouvementé, il masquait toujours le front de ses troupes, ne laissant voir que les tirailleurs puis quand les Anglais approchaient, des feux de salve partis à l'improviste et de positions où ils étaient invisibles, les arrêtaient.
Ale fin de la bataille, j'éatais près d'un chemin creux. Une troupe française se précipitait en désordre. Je vis alors un simple soldat saisir un cheval échappé, monter dessus, se mettre en travers du chemin et faisant des moulinets au-dessus de sa tête avec son fusil, s'écrier qu'il assommerait le premier fuyard. Il imposa tellement que la troupe fait face en avant. A un moment décisif, un homme de caractère, peut devenir le maître des circonstances.
Je vis aussi un sous-lieutenant du 70° avec une carabine de chasse, ajuster un colonel Anglais qui dirigeait une colonne d'attaque et le tuer d'une balle en plein coeur... "
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Route Napoléon

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MessageSujet: RORISSA   Mer 22 Nov - 18:36

... " A la nouvelle du combat de Rorissa, Junot était sorti de Lisbonne avec le reste de ses troupes. il rejoignit le générla delaborde et se décida, malgré l'infériorité numérique à livrer une bataille décisive aux Anglais retranchés dans la position formidable de Vimeiro.
La nuit précédant cette bataille, je me trouvai au bivouac devant un feu et suivant l'habitude des Français devant le danger, b nous nous racontions des histoires de guerre qui nous faisaient beaucoup rire.
Tout à coup à travers l'obscurité, un nouvel arrivant vient se joindre à nous. il portait un bonnet de police à large galon d'or, enfoncé sur les yeux et le corps enveloppé d'un grand manteau?. d'un air effaré il s'adresse à nous
" Vous êtes donc bien gais pour rire ainsi ? je ne ris pas moi...
Comme nous le prenions pour un camarade, l'un de nous lui dit
" Eh bien, faites comme nous chauffez-vous et racontez une histoire ou écoutez la nôtre..
- non je ne peux pas répond-il d'un air sombre. Mon artillerie n'a pas encore pris sa place de bataille, elle ne peut pas sotir du défilé..."
C'est Junot ! Le malheureux avait déjà le germe de la maladie qui devait l'emporter.

Quelques minutes après, nous vîmes arriver un autre officier portant un costume de fantaisie. Le fait ne nous étonna pas beaucoup, car continuellement les officiers de service et en campagne portaient des habits civils avec quelque insigne rappelant le grade.
Il nous demanda si nous avions vu le général en chef. Nous sûmes ensuite que c'était le comte de Bourmont.
Ancien chouan, il avait été jeté en prison à la suite d'aventures politiques, mais il s'éatait évadé en 1804, et retiré à lisbonne, il était venu, guidé par un sentiment de noble patriotisme, offrir ses service au duc d'Abrantès. celui-ci l'avait pris pour son aide de camp.
Nous étions à la veille de Vimeiro et pas encore à Waterloo ! "...
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MessageSujet: VOYAGE VOYAGE...   Jeu 23 Nov - 18:18

On a tous lu qu'après cette bataille de Vimeiro Junot signe la Convention de Cintra le 30 août 1808, prévoyant le rapatriement des troupes Françaises.
Eh bien, voici des détails de première main puisque le commandant Aymonin en fut :

"... Les bâtiments qu'on fournit pour nous embarquer étaient d'horribles rafiots, même pas bons à faire du bois à brûler, car les planches tombaient en pourriture. on nous empila par portions sur chacun de ces bateaux.
Au fur et à mesure que notre nombre diminuait à Lisbonne, la population se surexcitait de plus en plus. Plusieurs de nos camarades furent massacrés. Les Anglais intrevinrent..Parmi les officiers Angalis qui n'héistèrent pas à lutter contre la multitude pour sauver nos compatriotes, je me souviens de Robert Wilson : il n'échappa que grâce à son énergie et à sa force herculéenne...
D'abord, un tempête affreuse avait éclaté et séparé les navires. Des voies d'eau s'étaient déclarées sur presque tous les bâtiments et les soldats doivent aider les matelots à boucher les trous avec de l'étoupe... Nous dûmes faire la chaîne pour écoper avec nos shakos en guise de seaux, en dépit d'un roulis épouvantable. je ne sais comment nous nous prîmes tant nous étions abîmés par le mal de mer....
Grâce à notre énergie nous fûmes sauvés. Plusieurs navires moins heureux disparurent notamment deux où étaient les malades et les blessés. Un bateau qui portait le 86° Léger avec l'état-major et l'Aigle du régiment fut lui aussi perdu corps et biens. Lorsqu'il fut sur le point de sombrer les matelots Anglais, le capitaine et son second sautèrent dans une chaloupe abandonnant les passagers...
Nous arrivâmes en vue de Quiberon dans un état déplorable. un certain nombre de navires nous avaient devancés, se tenant très au large sous prétexte que les capitaines craignaient, si on approchait de terre de voir leurs matelots déserter. ces prévisions se seraient sans doute réalisées, à en juger par laménité avec laquelle les marins Anglais étaient traités. de plus, les équipages étaient composés de déserteurs de toutes les nations et de prisonniers de guerre qui s'étaient fait enrôler dans l'espoir de trouver une amélioration au sort réservé aux détenus des pontons ou des prisons de Porchester. Bientôt des chasse-marées nous débarquèrent. les hommes étaient dans un état pitoyable !
Beaucoup d'entre nous étaient épuisés et n'avaient plus de nourriture pour se soutenir. car par économie, le gouvernement Anglais n'avait fait embarquer que les provisions indispensables et comme en raison de la tempête le voyage avait duré, nous étions à demi-mort de faim quan nous touchâmes les côtes de France.
Le jour où je mis pied à terre, sept soldats moururent d'inanition et de fatigue sur la plage. Les cadres étaient tellemnt éprouvés qu'il ne restait dans mon bataillon que deux officiers avec moi... "

Canrobert, Souvenirs d'un Siècle : tome 1
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