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 CHARBONNEL (Joseph) Général de division

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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: CHARBONNEL (Joseph) Général de division   Lun 9 Juin - 15:24

Fiche présentée par M. Jean-Pierre BIBET – APN
Sources : Archives nationales – Dossier de la Légion d’honneur côte LH/487/33
Dessin d’armes : Jean-Pierre BIBET


CHARBONNEL (Joseph-Claude Marie, Marguerite, Jules)
(1775 – 1846)


COMTE de SALES

COMTE DE L’EMPIRE
Baron de l’Empire
Général de division d’artillerie
Lieutenant-général
Inspecteur général de l’artillerie

Pair de France
Grand'Croix de la Légion d'honneur




Né le 24 mars 1775 à Dijon (Côte-d’Or)
Fils du légitime mariage de Jean-Baptiste CHARBONNEL (1737-1824), avocat au Parlement (1757), Echevin de Dijon, Président du Tribunal civil de Dijon (1812), Conseiller à la Cour (1816), Officier de la légion d’honneur, et de Marcelline FINOT.
Marié à Mélanie-Clémentine-Antoinette GUDIN.
De leur union naîtra Caroline, décédée à l’âge de 8 ans.
Propriétaire du château Charbonnel, à Is-Sur-Tille (Côte-d’Or)
Décédé le 10 mars 1846, à Dijon (Côte d’Or), à l’âge de 71 ans.

Règlement d’armoiries :

« D’azur au casque taré de front et grillé d’or, panaché de 6 plumes d’autruche de sable, accosté à dextre d’une épée haute d’argent, à senestre d’un bouclier incliné d’argent chargé d’une tête de lion au naturel, senestré d’une lance en pal de sable surmonté de 2 tourterelles affrontées au naturel ; au comble tiercé en pal : -1) d’azur à l’épée haute d’argent, montée d’or -2) de gueules au sautoir d’argent, cantonné de 3 étoiles d’argent et d’un croissant du même -3) d’or accosté à dextre de 3 foudres de gueules, à senestre d’une muraille de sable. »



Etat des services :
Entré à l’école militaire de Châlons, d’où il passa dans le corps de l’artillerie en qualité de sous-lieutenant, en 1792, et fut employé à l’arsenal d’Auxonne. Quoique livré tout entier à ses fonctions, il ne put échapper aux prescription du moment, et fut destitué par les représentants Bassal et Bernard de Saintes, en mission dans les départements de la Côte-d’Or et du Doubs. Cependant l’armée qui assiégeait Toulon tombé au pouvoir des Anglais, manquant d’officier d’artillerie, il fut rapidement réintégré et envoyé devant cette place en qualité de lieutenant d’artillerie.
Capitaine en 1793.
Désigné par le général en chef Napoléon Bonaparte pour faire partie de l’armée d’Orient.
Chef de bataillon, nommé sur le champ de bataille des Pyramides, en Egypte, 3 thermidor an VI (21 juillet 1798)
Lieutenant-colonel, major du 1er régiment d’artillerie, en 1800.
Colonel du 6è régiment d’artillerie à cheval, en 1802
Chef d’état-major d’artillerie du 3è corps de la Grande Armée, en 1805.
Ayant été élevé au grade général de brigade d’artillerie, 2 octobre 1809, il fut ensuite nommé, par le chef du gouvernement, pour présider la commission française chargée, d’après l’article 4 du traité de Vienne, de limiter, de concert avec une commission autrichienne, les nouvelles frontières entre la Bavière et l’Autriche. Cette mission importante n’étant point encore terminée, lorsqu’il reçut l’ordre de se rendre en Espagne.
Chef de l’état-major général de l’artillerie à la Grande Armée, en juin 1812.
Général de division, 9 janvier 1813.

Inspecteur général sur les Côtes de l’Océan et dans les places de l’Est au rétablissement des Bourbons sur le trône de France, en 1814.
Inspecteur général de l’artillerie pour le service des forges et des fonderies (1820) et membre de la Commission d’artillerie du royaume (1821)
Placé dans la 2è section du cadre de réserve (1840)


Dernière édition par CapitaineCOIGNET le Lun 9 Juin - 15:30, édité 2 fois
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CapitaineCOIGNET

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MessageSujet: CHARBONNEL (Joseph) Général de division - Complément   Lun 9 Juin - 15:25

Campagnes et actions d’éclat :
1793 : Aux sièges de Lyon et de Toulon.
Employé à l’armement et à la défense des îles d’Hyères, il parvint, avec un petit nombre d’hommes à repousser une descente des Anglais ; cette petite affaire, lui mérita les éloges du général en chef de l’artillerie Dommartin, qui l’attacha à son état-major, et demanda pour lui le grade de capitaine.

1794 : A l’armée des Alpes-Maritimes, qui devint par la suite l’armée d’Italie.
Il se trouva à l’attaque de la ville de Saorgio, en août 1794.

1795 à 1797: Aux armées du Rhin-et-Moselle et de Sambre-et-Meuse.
Capitaine de la compagnie du 2è régiment d’artillerie, il prit le commandement de l’artillerie de la 3è division ; et arrivé devant Luxembourg, il fut chargé de celui de l’attaque dirigée contre cette importante forteresse. Pendant cinq mois de séjour qu’il fit devant cette place, plusieurs sorties de la garnison (elles étaient plus nombreuses que l’armée assiégeante) eurent lieu ; et à celle que les Autrichiens effectuèrent, le 8 avril 1795, l’une des batteries où il commandait rendis de grands services, et fut citée de la manière la plus honorable par le général Hatry, qui commandait en chef. A la prise de cette place, qui était la clef des possessions autrichiennes sur la rive gauche du Rhin, il passa du commandement de l’artillerie de la 2è division de l’armée de Sambre-et-Meuse à la direction de l’équipage du siège contre la forteresse d’Ehrenbreitstein. Il assista au siège de cette place et au passage du Rhin, qui s’opéra de vive force, près de Neuwied, au-dessus de Coblence.

1798 : A l’armée d’Orient.
Embarqué sur mer à bord du vaisseau « le Généreux », il se trouva à la prise de Malte, (13 juin 1798).
Au débarquement de l’armée d’Orient, (13 messidor an VI), 1er juillet 1798 sur les côtes de l’Egypte, il fut attaché à la division de l’avant-garde, et se trouva avec elle à l’attaque et à la prise d’Alexandrie (14 messidor an VI), 2 juillet 1798, au combat de Chébreis, (25 messidor an VI), 13 juillet 1798, enfin à la bataille des Pyramides (3 thermidor an VI), 21 juillet 1798.
Après la prise du Caire, la 2è division de l’armée d’Orient, dont il commandait l’artillerie, ayant suivi les débris des Mamelouks d’Ibrahim Bey, jusqu’aux confins du désert, il revint, après l’affaire de Matairé, au Caire, où il fut chargé du commandement de l’artillerie de cette place, et de l’armement du château, ancienne résidence des Khalifes.

Envoyé ensuite à Rosette, aux bouches du Nil, pour mettre cette place en état de défense, il y fut attaqué d’une violente ophtalmie et d’une dysenterie des plus graves. Son état empirant de plus en plus, par la continuation de son séjour au milieu des sables de l’Egypte, il reçut l’ordre de se rendre à Malte, qui était menacée par les Anglais ; mais le petit bâtiment sur lequel il était embarqué, ayant été pris par un corsaire de tripoli, entre cette île et les côtes de Sicile, ce bâtiment fut amené dans les eaux de l’Albanie, où se trouvait Ali Pacha, au service duquel entrèrent le chef de l’équipage du corsaire barbaresque. Conduit à Janina, l’air salubre de l’Epire contribua au bout d’un certain temps à le guérir de la dysenterie, et ophtalmie prit un caractère moins grave : il put, après quelques mois, assister, avec le vizir Ali, à deux expéditions contre Ibrahim Pacha de Delvino, ancienne capitale du pays des Molesses. Cependant les consuls anglais et russe à Corfou lui ayant fait connaître qu’il lui serait possible de se rendre de cette île en Italie, sur un bâtiment neutre, il parvint secrètement à Janina, s’embarqua à Aya-Savacéda, et se rendit à Corfou ; mais son séjour dans cette île ayant été connu du chef turc qui y commandait, il y fut arrêté et conduit à Constantinople, où il resta libre sur parole. Enfin, après 4 mois de séjour dans cette capitale de l’islamisme, il put se rendre sur les côtes de l’Adriatique par terre, en traversant à cheval diverses contrées qu’aucun voyageur français n’avait jusqu’alors parcourues. Arrivé à Scutari, il s’embarqua pour Raguse, et se rendit ensuite en France, en traversant l’Italie.

1803 et 1804: A l’armée d’expédition d’Angleterre
En garnison au camp de Boulogne.

1805 : A la Grande Armée - En Autriche.
Il s’est trouvé aux affaires de Muhldorf, au passage du Danube et à la bataille d’Austerlitz, 2 décembre 1805.

1806 : A la Grande Armée - En Prusse
Participa à la bataille d’Iéna, 14 octobre 1806 et au passage de l’Oder et de la Vistule. Il fut chargé de la construction des ponts sur la Narew et sur le Bug au mois de décembre 1806. En présence de l’armée russe, il fit construire ces ponts avec beaucoup de célérité, malgré les glaces que charriaient ces rivières, le peu de moyen qu’offrait le pays, et les difficultés de ce climat rigoureux dans une telle saison. Il se trouva ensuite à l’affaire de Mezzove.

1807 : A la Grande Armée – En Pologne.
Il se trouva à la bataille d’Eylau (8 février 1807) et au combat de Heilsberg (10 juin 1807), et, chargé du commandement des batteries devant la place de Königsberg.

1809 : En Autriche, à la Grande Armée :
Employé en qualité de général de brigade dans le corps d’armée du maréchal Davout, il se trouva à la bataille de Tann (19 avril 1809), au combat d’Abensberg (20 avril 1809) à la bataille d’Eckmühl (22 avril 1809) et à l’attaque de Ratisbonne (23 avril 1809), où il prit le commandement d’une partie des batteries devant cette place, enfin il participa à l’affaire d’Essling (21-22 mai 1809).

1810, 1811 et une partie de 1812 : En Espagne puis au Portugal.
Il fut chargé du commandement de l’artillerie du corps d’armée du maréchal Ney, et il se trouva aux sièges des places de Ciudad-Rodrigo et d’Almeida, à la suite desquels eut lieu l’expédition du Portugal.Il y prit part au combat de la Sierra-d’Alcoba et à celui de Coimbra, contre les Anglais et les Portugais réunis.
Pendant la célèbre retraite qui termina cette expédition, il eut constamment le commandement de l’artillerie du corps d’arrière-garde de l’armée, aux ordres du maréchal Masséna, et il prit la part la plus active aux combats de Pombal, de Mianda-de-Corve, et de Rediecha. A cette dernière affaire, où le 6è corps, commandé par le maréchal Ney, eut à soutenir tous les efforts de l’armée ennemie, commandée par Wellington, l’artillerie de ce corps, aux ordres du général Charbonnel, fut citée avec les plus grandes éloges par ce maréchal, qui demanda pour lui le grade de général de division. Enfin dans cette même campagne, il se trouva aux affaires de Fos-de-Arons et de Sabugel, et à la bataille de Fuente-Onoro, contre les Anglais.
L’armée de Portugal étant rentrée en Espagne, et ayant été réorganisée pour ne plus former qu’un seul corps, le général de brigade Charbonnel reçut l’ordre de se rendre en France, où déjà se préparait l’expédition contre la Russie.

1812 : En Russie - A la grande Armée.
Il se rendit sur le Niémen, et se trouva au combat de Vitepsk (27 juillet 1812) ; au passage du Dniepr, où il fit établir un pont de radeaux ; suite à la fameuse bataille de Moskova (7 septembre 1812), où neuf cent bouches à feu françaises vomirent la mort dans les rangs ennemis. Pendant la fatale retraite, où la Grande Armée eut à lutter contre les éléments plus que contre l’ennemi, il fit constamment les efforts pour que l’arme de l’artillerie à laquelle il était attaché, éprouvât le moins de pertes possibles ; mais les obstacles à surmonter étaient au-dessus des efforts humains.
A Königsberg, il parvint non sans beaucoup de peine, et malgré les fatigues qu’il avait éprouvées au milieu des glaces de la Russie, à réunir les moyens nécessaires pour faire rentrer dans l’importante place de Dantzig, qui était en grande partie dégarnie, toutes les bouches à feu, et les approvisionnements de guerre qui en avaient été tirés, pour former l’équipage de siège de l’armée d’expédition. Retiré à Posen, avec les débris de la Grande Armée, et sous les ordres du vice-roi d’Italie, il se hâta de faire arriver dans les places de l’Oder le personnel de l’artillerie dont elles avaient besoin pour leur défense.

1813 : En Saxe – A la nouvelle Grande Armée
Il reçut l’ordre de prendre le commandement de l’artillerie du corps d’armée du maréchal Ney, qui se formait à Wurtzbourg, et avec lequel il se trouva au combat de Weissenfels (2 mai 1813), à la bataille de Lützen (2 mai 1813), et à celle de Bautzen (20-21 mai 1813)
A celle de Katzbach près de Liegnitz (26 août 1813), il prit le commandement en chef du centre de l’armée de Silésie, composé des trois corps sous les ordres du maréchal Macdonald, et se trouva à l’affaire du passage du Bober, près de Bantzlau, (16 août 1813), à celle de Gorlitz (18 août 1813) et enfin aux batailles des 16, 18 et 19 août 1813, près de Leipzig.
Après la retraite, il fut employé à la défense du Bas-Rhin, et réussit à empêcher le passage du corps prussien voulut effectuer près de Cologne (19 décembre 1813), et où l’ennemi perdit des hommes et du canon.

1814 : En France.
Il se trouva aux affaires de La Chaussée près de Châlons (3 février 1814), de Montereau (18 février 1814), de Saint-Parres, près de Troyes (24 février 1814), de la Ferté-sous-Jouarre, près de Nogent (26 février 1814), de Bar-sur-Aube (27 février 1814), d'Arcis-sur-Aube (20 mars 1814), enfin à celle 26 mars 1814 près de Saint-Dizier, qui fut la dernière de cette campagne mémorable, et où l’Empereur assistait en personne.
Réunie près de Fontainebleau, l’armée dont il faisait partie fut dirigée sur le Nivernais, et dissoute.

Blessures :
- Atteint d’une balle au-dessus du genou droit, lors du passage de la Grande Armée sur les rivières Narew et Bug, qui s’effectua de vive force, en décembre 1806
- A eut son cheval tué sous lu devant Königsberg (12 juin 1807)
- A eut son cheval tué sous lui, à la bataille de Bautzen, 20 mai 1813.

Récompenses :
Sa conduite militaire au cours de la bataille des Pyramides lui valut un brevet honorable, relatant les services qui lui avaient mérité cette distinction particulière.

Décorations :
- Membre (Officier) de la Légion d’honneur par décret du Premier Consul du 25 prairial an XII (14 juin 1804)
- Commandant de la Légion d’honneur, à Tilsitt, 7 juillet 1807.
- Grand Officier de la Légion d’honneur par ordonnance du 17 janvier 1815.
- Grand’Croix de la Légion d’honneur par ordonnance du 20 août 1824.
- Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis par ordonnance du 9 juillet 1814.

Titre :
- Baron de l’Empire par lettres patentes du 10 septembre 1808.
- Comte de l’Empire par lettres patentes du 22 janvier 1814.
- Pair de France, 22 décembre 1841.

Mention :
A la veille de son décès, dans son testament, il rajoutera deux codicles dans le patage de la sucession, laissant à son épouse Mélanie la somme de 40 000 francs pour la création d'un asile dans la commune d'Is-sur-Tille (actuellement Salle Charbonnel) ; 600 francs de rente perpétuelle pour l'entretien de cette salle et une rente perpétuelle de 200 francs pour les plus démunis de cette commune.

Le nom du général Charbonnel est inscrit sur le côté ouest de l'arc de triomphe de la place de l'Etoile, à Paris.

Tableau représentant le général Charbonnel - Mairie de Is-sur-Tille :
C'est une belle oeuvre du peintre Félix Frillié, né à Dijon en 1821 et décédé en 1863 à Is-sur-Tille, en Côte-d'Or.
La toile mesure 2, 50 m de hauteur par 1, 80 m de largeur.
Le tableau, selon la veuve du général Charbonnel « réprésente avec un parfaite ressemblance des traits du général Charbonnel »
Cette peinture à l'huile est maintenant installée dans la salle du Conseil municipal de la mairie de Is-sur-Tille, en Côte-d'Or.
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