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 RAMPON Antoine-Guillaume- général et comte d'Empire.

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rémy Godbert
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MessageSujet: RAMPON Antoine-Guillaume- général et comte d'Empire.   Sam 20 Fév - 23:10

RAMPON Antoine-Guillaume

Général et comte d'Empire
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né le 16 mars 1759 à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux (Ardèche)
mort le 2 mars 1842 à Paris.

Il s’engagea à 16 ans, le 14 mai 1775, dans le 70e de ligne devenu 32e demi-brigade, et reçut l’épaulette de sous-lieutenant le 12 janvier 1792, fit la première campagne du Piémont et fut nommé lieutenant sur le champ de bataille le 5 août de la même année. Passé à l’armée des Pyrénées-Orientales, il s’y distingua et fut fait capitaine le 8 septembre 1793, donna des preuves du plus grand sang-froid et du plus intrépide courage près de Villelongue, fut élevé au grade d’adjudant-général chef de bataillon et enleva aux Espagnols un poste situé dans la montagne des Albrets.
Après s’être plusieurs fois distingué, il fut nommé colonel chef de la 129e demi-brigade en octobre 1793, et prit encore sous ses ordres le 3e bataillon de l’Ariége avec lequel il fit des prodiges de valeur au col de Bagniouls et à Espouille dont il s’empara, se porta sur les hauteurs de Port-Vendre, se vit entouré d’ennemis et se retira dans un petit fort, où il résista au grand nombre jusqu’à la dernière extrémité, fut forcé de se rendre ; resta prisonnier pendant 22 mois.
Une fois libéré,il alla rejoindre ses anciens frères d’armes en Italie, comme chef de brigade de la 129e (32e demi-brigade), s’acquit une gloire immortelle à la défense de là redoute de Montelegino. « Ce fut, écrivait Bonaparte, dans cette redoute que le chef de brigade Rampon , par un de ces élans qui caractérisent une âme forte et formée pour les grandes actions, fit, au milieu du feu, prêter à ses soldats le serment de mourir plutôt que de se rendre. »
Beaulieu et son lieutenant d’Argenteau commandaient les Autrichiens ; le 10, Beaulieu se heurta à Voltri contre la droite de la division Laharpe, et le 11, d’Argenteau trouva le col de Montenotte occupé par Rampon. Ce brave qui n’avait que 1.200 hommes se replia d’abord ; mais, sentant toute l’importance de cette position, il se rallia dans l’ancienne redoute, mit ses canons en batterie et fit jurer à sa troupe de tenir jusqu’à la dernière extrémité.
L’ennemi monte à l’assaut ; mais, accueilli par les feux croisés de l’artillerie et de la mousqueterie, il plie et se rompt. Trois fois d’Argenteau les ramène à la charge, trois fois Rampon lui présente un rempart de baïonnettes et le culbute en lui faisant éprouver des pertes énormes ; dans la nuit, Laharpe, Augereau, Masséna accourent, et le lendemain a lieu la bataille de Montenotte.
Peu de jours après, près de Dégo, la 32e se trouva mêlée dans un mouvement de retraite. Masséna accourut, rallia les troupes, leur adressa des reproches et ordonna au général Rampon de mener sa brigade au combat.
Les Autrichiens résistaient vigoureusement. Un feu terrible de la 32e les arrêta près du village d’où ils débouchaient. Rampon ordonna la charge, et les baïonnettes achevèrent de les mettre en déroute. — À la suite de cette affaire, Bonaparte demanda au Directoire, pour Rampon, le grade de général de brigade.
La journée de Lonato ajouta une gloire nouvelle à celle de la 32e. Ce fut dans ce combat que cette brigade, si renommée parmi les braves, mérita ce que le général en chef dit d’elle dans son rapport au Directoire. « J’étais tranquille, la brave 32e était là. »
Le lendemain de la bataille de Castiglione, elle était sous les murs de Peschiera que Masséna avait ordre d’enlever. Le général Victor, marchant à la tête de la 18e, attaqua la parallèle, mais ne réussit pas. Alors, le général Rampon reçut l’ordre de tenter une nouvelle attaque ; il harangua la 32e et s’élança à sa tête sur le flanc de l’ennemi. Les retranchements sont enfoncés à la baïonnette, le fer abat tout ce qui résistait, et le reste est mis en fuite jusque sur les hauteurs voisines.
Le général Rampon et sa brigade se distinguaient de nouveau devant Mantoue, au combat entre Saint-Georges et la Favorite. La 32e enleva Saint-Georges après un terrible combat corps à corps. Le général Rampon y fut blessé.
Au pont d’Arcole, la brave 32e eut une grande part dans le succès, comme il en revient une aussi à Rampon dans la gloire d’Augereau. À Rivoli, Rampon aida encore Masséna à conquérir son titre futur de duc de Rivoli, il marcha à la tête des bataillons d’attaque. — Deux jours plus tard, à la bataille de la Favorite, Rampon et sa brigade enlevèrent tous les retranchements du pont de Casasola au pas de charge et firent 600 prisonniers.
En 1798, Rampon, à la tête de la 32e et de la 75e, cueillaient de nouveaux lauriers en Suisse. Le 19 mai, il s’embarqua à Toulon pour la campagne d’Égypte. Le 2 juillet, c’était Rampon et sa brigade qui escaladaient les premiers les remparts d’Alexandrie, s’élançaient dans l’intérieur de cette ville, en renversant tous les obstacles, et y arboraient le drapeau tricolore. Bonaparte nomma à l’instant le général Rampon commandant d’Alexandrie.
Peu après, ce brave se distingua à l’affaire d’Embabe, à la bataille des Pyramides ; il se trouvait au Caire au moment de l’insurrection, resserra et occupa la grande mosquée, et contribua beaucoup à la réduction des révoltés. Ce fut lui qui, de concert avec le jeune aide-de-camp Eugène Beauharnais, alla occuper Suez.
Sa conduite sous les murs de Jaffa justifia son éclatante renommée. Il se distingua au siège d’Acre, à la bataille de Monthabor, où il commandait l’aile droite de l’armée avec laquelle il coupa l’ennemi vers les montagnes de Naplouze. Le général Bon ayant été tué, ce fut Rampon qui commanda sa division comme le plus ancien général de brigade.
Après soixante jours de tranchée ouverte, Bonaparte leva le siège de Saint-Jean-d’Acre et rentra en Égypte.
Le général Rampon et ses infatigables compagnons de la 32e assistèrent à la bataille d’Aboukir, où la 32e, commandée par le général Rampon en personne, attaqua de front avec impétuosité, une des positions les plus fortement retranchées, et eut l’avantage de rallier la 18e un moment ébranlée.
Après le départ de Bonaparte, Rampon mérita sous les murs de Damiette, dont il s’empara, lors du débarquement des Janissaires, d’être mis à l’ordre de l’armée. Il fut chargé de gouverner les provinces de Mansourah et de Damiette.
Après la mort de Kléber, le général Menou fut investi du commandement suprême. Peu avant l’assassinat de Kléber, il avait fait une chose assez ridicule en se faisant musulman. Il s’adjoignit deux lieutenants, les généraux Rampon et Friant. Rampon seconda Menou dans tout ce qui pouvait avoir rapport à la discipline.
L’Égypte fut évacuée , à son retour en France, fut admis au sénat conservateur et reçut le 24 prairial suivant le brevet d’un sabre d’honneur que lui remit le premier Consul, et sur lequel étaient gravés ces mots : Le général en chef Bonaparte au général Rampon ; témoignage de satisfaction pour les campagnes d’Allemagne, d’Italie et d’Égypte.
Admis à la retraite sur sa demande, le 19 brumaire an XI, le général Rampon fut classé comme membre de droit dans la 9e cohorte de la Légion-d’honneur. Il en fut nommé grand officier le 25 prairial an XII, et reçut le titre de commandeur de la Couronne de Fer à la création de cet ordre.
Il fut en outre successivement président du collège électoral de l’Ardèche, commandant des gardes nationales de quatre départements du Nord, titulaire de la Sénatorerie de Rouen, comte de l’Empire avec une dotation, commandant au camp de Boulogne en 1809, et des rives de l’Escaut en 1810, grand cordon de l’ordre d’Union de Hollande. — Appelé au commandement des gardes nationales d’Anvers le 4 avril 1813, le comte Rampon occupa Anvers avec trois mille hommes dont il détacha deux bataillons pour venir en aide au général Molitor, débordé de toutes parts ; il attendit vainement 1.500 marins annoncés et promis, et ne put empêcher l’ennemi de s’emparer du Gorcum.
Le 20 février, après un bombardement, la garnison fut emmenée prisonnière, et le général Rampon partagea le sort de la garnison.
Rentré en France en 1814, il fut créé pair de France et chevalier de Saint-Louis. Il siégea à la chambre des Pairs pendant les Cent-Jours, et commanda, après le désastre de Waterloo, la partie Sud de la capitale.
À l’époque du sacre de Charles X, il fut nommé grand-croix de la Légion-d’Honneur.
Le héros de Montelegino, le brave chef de l’immortelle 32e, celui sous la conduite duquel elle conquit son impérissable renom, est mort le 2 mars 1842.
Son éloge est celui de Bayard : il fut comme lui sans peur et sans reproche.
source:Charles Mullié.
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