Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.

Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien

Association historique Premier et Second Empire (ouvert à tous les passionnés d'histoire napoléonienne)
 
AccueilRechercherS'enregistrerConnexion
Le Deal du moment : -40%
Couette anti-Acariens – 220 x 240 cm – ...
Voir le deal
20.99 €

 

 MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU

Aller en bas 
2 participants
AuteurMessage
rémy Godbert
Modérateur
Modérateur
rémy Godbert


Nombre de messages : 816
Age : 70
Localisation : Fouilloy 80 Somme
Date d'inscription : 10/06/2007

MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Empty
MessageSujet: MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU   MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Icon_minitimeMer 26 Sep - 13:39

Né à chartres le 1 mars 1769 Décédé à altenkirchen le 21 septembre 1796. Destiné au barreau, il s'engage finalement dans le régiment d'Angoulême à 16 ans en 1785 et parvient rapidement au grade de sergent. en 1789 après la prise de la Bastille, il s'engage dans la garde nationale , puis devient rapidement chef du 1er bataillon de volontaires d'Eure et Loir en 1791.

En 1792, il se distingue sous les ordres du général LAFAYETTE, puis il est affecté en Vendée en 1793 ; Il est arrêté pour complicité avec le général WESTERMANN, par ordre du représentant BOURBOTTE. Remis en liberté peu après, il réussit à sauver la vie de ce même Bourbotte lors d'une bataille. Il est nommé général de brigade le 16 octobre 1793.

Il se lie d'amitié avec KLEBER et succède au brave général ROSSIGNOL(parfaitement honnête mais passablement borné ), il défait les vendéens à Cholet avec KLEBER, poursuit les royalistes et perd les batailles d'Enrammes et de Dol. Il est nommé général de division le 10 novembre 1793 et prend la tête de l'armée de l'Ouest par intérim. Il remporte ensuite la bataille du Mans avant d'écraser avec Kléber les restes de l'armée de Vendée à Savenay.

Durant toute la campagne, il s'oppose aux atrocités commises par les bleus et essaie d'atténuer les massacres autant qu'il le peut. Las de toutes ces horreurs et de surcroit malade, il demande sa mutation loin de la Vendée, peu de temps après son entrée triomphale à Nantes. Il se retrouve en mai 1794 à l'armée des Ardennes, sous les ordres de JOURDAN avec son ami Kléber, puis à l'armée de Sambre et Meuse où il commande la droite de l'armée française durant la bataille de Fleurus, il s'y est particulièrement distingué, ayant 2 chevaux tués sous lui et en combattant à pied avec ses hommes.

En octobre 1794, à la tête de sa division, il prend le camp de Coblentz et remporte la bataille de Nieuwed. En 1796, il s'occupe du blocus de Mayence qu'il doit lever pour couvrir la retraite de JOURDAN, durant laquelle il bat plusieurs fois l'archiduc CHARLES . Malheureusement, le 19 août au passage du défilé d'Altenkirchen, alors qu'il reconnait le terrain, il reçoit une balle de carabine d'un chasseur tyrolien embusqué derrière un arbre. Marceau se retire alors sans dire un mot, se fait descendre de cheval, puis implore ceux qui l'entourent de ne pas révéler au reste de l'armée sa blessure ... il est porté sur des fusils jusqu'à Altenkirchen où il reçoit la visite du général JOURDAN ; "général dit Marceau à Jourdan, pourquoi pleurez-vous ? ... je suis heureux, je meurs pour ma patrie".

La nouvelle de cet événement est portée aux Autrichiens, l'archiduc Charles et ses généraux viennent s'incliner sur leur adversaire agonisant, une trêve est négociée pour pouvoir lui rendre les honneurs funèbres. Il succombe le 21 septembre 1796.

Encore vivant, Marceau était déja légendaire pour son héroïsme et sa droiture ; approfondissant d'année en année ses dons de commandement, il était en passe de devenir l'égal de son ami Kléber, son mentor du temps de la Vendée. Il écrivait à sa soeur : "ne me parle pas de mes lauriers, ils sont trempés de sang humain ".


Dernière édition par rémy Godbert le Ven 8 Jan - 13:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Jean-Yves
Administrateur
Administrateur
Jean-Yves


Nombre de messages : 9113
Age : 61
Localisation : Evreux
Date d'inscription : 29/08/2006

MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Empty
MessageSujet: François-Séverin Marceau des Graviers   MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Icon_minitimeVen 4 Avr - 13:54

"Enlevez cet affeux enfant !-Emportez-le où vous voudrez ; jamais ses lèvres ne toucheront mon sein !" Voilà l'accueil réservé par sa mère, Victoire, fille d'un riche tapissier Chartrain et seconde épouse de maitre François-Séverin Marceau à la fois procureur,greffier et seigneur des Graviers, au futur général le 1.03.1769, ans la maison du 22, rue du Chapelet.
Malgré tout, maître François murmurait :"Le 1er né de notre union. je lui donne mon propre nom, il s'appellera François-Séverin. Il succèdera à mes charges !" Mais, il fallut se résoudre, on alla chercher Marie-Jeanne, une nièce pauvre habitant Lursant et on lui confia le nouveau-né.
En fait, de son 1er mariage, maître François avait eu 6 enfants, 2 décédés, 2 filles, 2 garçons, et de son second mariage 2 autres garçons.
A 8 ans, on le ramena à chartres et au lieu de le mettre au collège Poquet (apparemment trop cher pour cet harpagon), il fut conduit à l'Ecole des Pauvres chez les frères des Ecoles Chrétiennes autrement dit "les Quatres-Bras qui était gratuite où il n'apprit que peu de choses.
Cependant, sa demi-soeur Emira (anagramme de son vrai prénom, Marie, qu'elle avait adopté) fit honte à son père et ce dernier coonfia le petit Marceau à un précepteur, M. Chevalier (qui coûtait moins cher que le collège).
A 12 ans, il entra au collège (installé sous les voûtes d'un couvent, aux Filles de la Providence) et apprit sans effort surtout les Mathématiques.
A 15 ans, voulant être soldat, il abandonna le collège quitta Chartres un soir de décembre, arriva à Paris, arrêta unsergent-recruteur et assurant qu'il avait 16 ans signa un papier, mais son père l'ayant signalé, il fut expulsé de la caserne et ramené à Chartres.
Mais, à 16 ans, il décida de renoncer à la particule "des Graviers" de ne garder que le nom de Marceau, puis il s'engagea dans un régiment de Metz à Savoie-Carignan. Lç, il sut se faire respecter par sa volonté, ses muscles et sa pureté et le colonel Comte de Serent (âgé de 30 ans) le remarqua, le fit caporal puis sergent mais se garda bien de le nommer officier car il avait besoin de bons sous-officiers. Il lui confia le peloton des jeunes nobles :"Sergent Marceau, vous formerez des officiers !Grand honneur pour un sergent et pour un roturier". Ce fut malheureusement sans grande autorité.
Au bout de 3 ans, il renonça, prit un congé de 6 mois, et revint à l'étude paternelle. cependant le Comte de Serent le tira de ses écritures et lui fit savoir que son congé passait :"Au printemps, vous regagnerez la caserne !, finalement il l'envoya comme secrétaire de son sergent-recruteur, quelques mois à Paris.
C'est à Paris que le trouve la révolution. Le 14.07.1789, il marcha à la tête d'un détachement de la section de Bon-Conseil pour empêcher l'approche des troupes qui avançaient sur Paris et la Bastille.
(A suivre)


Dernière édition par Jean-Yves le Dim 6 Avr - 9:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://site.voila.fr/laiglonparlimage
Jean-Yves
Administrateur
Administrateur
Jean-Yves


Nombre de messages : 9113
Age : 61
Localisation : Evreux
Date d'inscription : 29/08/2006

MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Empty
MessageSujet: Re: MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU   MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Icon_minitimeVen 4 Avr - 20:44

Il mérita ainsi ds honneurs et son congé absolu et revint à Chartres, une nouvelle fois ; lors de la formation des bataillons de volontaires, il s'enrôla dans le 1er bataillon d'Eure-et-Loir le 6.11.91, il est élu capitaine, commissionné Adjudant-major le 1.12, devient lieutenant-colonel en second le 25.03. Avec son bataillon, il fit partie de la garnison de Verdun et lui, qui se prononçait pour résitance énergique, fut chargé de régler la capitulation. il passa dans la Légion Germanique, tout d'abord envoyé sur sedan, celle-ci fut choisie pour aller rrenforcer l'armée des Pyrénées mais contre-ordre et changement de direction, la légion est désignée pour la vendée. le 9.06.93, à Nantilly, Marceau sauva le commissaire de la Convention Bourbotte qui n'oublia pas ce dévouement ; effectivement, le 15.06, Marceau recevait sa nomination au grade d'Adjudant-général (à noter que plus tard, Bourbotte lui sauvera la vie lors de sa romanesque aventure avec Mlle Angélique des meslier qu'il avait sauvée et cachée. Evidemment, il fut dénoncé. Mais ni la protection de ce député, ni les implorations de Marceau ne purent sauver la jeune vendéenne. Elle fut décapitée).
Donc, devenue général de brigade, il commanda et gagna , secondé par Kléber, la terrible bataille du Man, le 12.12, où périrent 10.000 républicains et 20.000 Vendéens.
(A suivre)
Revenir en haut Aller en bas
http://site.voila.fr/laiglonparlimage
Jean-Yves
Administrateur
Administrateur
Jean-Yves


Nombre de messages : 9113
Age : 61
Localisation : Evreux
Date d'inscription : 29/08/2006

MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Empty
MessageSujet: Re: MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU   MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Icon_minitimeDim 6 Avr - 10:09

Après le Mans, Marceau poursuivit les vendéens avec la plus grande vigueur, les atteignit à savenay (23.12.1793) où avec kléber et Westermann, il les anéantit.
C'st alors que marceau quitte cette terre arrosée du sang des français et fut envoyé contre les ennemis extérieurs à l'armée des Ardennes, puis à celle de sambre et meuse où il continua à se distinguer par sa bravoure, ses talents mais aussi par son humanité. ces qualités le rendirent cher aux soldats français et même aux armées ennemies. A Fleurus (26.06.1794), ilcommandait l'aile droite de l'armée et eut 2 chevaux tués sous lui. En octobre 1794, il s'empara à la tête de la division, du camp retranché et de la ville de Coblentz. En 1796, il fut chargé de bloquer Mayence et de découvrir la frontière de france, tandisque jourdan s'avançait en Franconie ; et, le 24.07, il se rendit maître de la forteresse de Koenigstein.
Jourdan ayant été repoussé par l'archiduc charles, marceau prit le commandement d'une des divisions chargées de couvrir la retraite et vint à bour de contenir l'ennemi sur les points où il se trouvait. dans 2 combats qu'il livra alors près de Limbeurg, il déploya sa valeur et ses talents habituels ; mais, le 18 (ou 19) septembre 1796 à Höchstenbach, tandisqu'il arrêtait l'ennemi pour donner le temps à l'armée française de passer les défilés d'Altenkirchen, il reçut un coup de feu d'un tireur tyrolien isolé (on dirait maintenant un snipper). Il fut transporter à Altenkirchen dans la maison du gouverneur allemand. Il était 6 heures du soir, Jourdan et Bernadotte ne pouvant arrêter la retaite se retirèrent et le lendemain Marceau vit entrer des uniformes blancs. l'archiduc charles lui envoya son chirurgien, mais la blessure était mortelle et Marceau succomba le 21.09. Il n'avait que 27 ans.
Sur ce, l'archiduc charles ordonna de reconstruire le corps aux avant-postes de l'armée française et de rendre les honneurs militaires. Puis, il fut enterré provisoirement au petersberg sous un monticule de terre remplacé dans l'année par une pyramide dessinnée par Kléber.
L'année suivante, au jour anniversaire des obsèques, on incinéra les restes de Marceau et on les déposa sous la pyramide, dans une urne de marbre avec cette inscription :"Hic cinères, ubique nomen " (ses cendres sont ici, mais son nom est partout. Au même moment à Chartres, il y eut une fête civique en son honneur : Discours, cortèges, chants (dont le chant du départ :"De nos yeux maternels ne craignez point les larmes"
Un peu plus tard, Bernadotte préleva des cendres et les envoya à Emira qui divisa l'héritage funèbre.

Sources : Notes de Daniel grand, 2eme vice-président des APN dans "Marceau" de Paul Rival.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez la statue de marceau à Chartres, sa maison natale et l'obélisque qui lui sont consacrés dans cette même ville :
https://lesapn.forumactif.fr/les-monuments-civils-en-province-f35/28-eure-et-loir-t364.htm#27889
Revenir en haut Aller en bas
http://site.voila.fr/laiglonparlimage
Jean-Yves
Administrateur
Administrateur
Jean-Yves


Nombre de messages : 9113
Age : 61
Localisation : Evreux
Date d'inscription : 29/08/2006

MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Empty
MessageSujet: Re: MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU   MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Icon_minitimeDim 6 Avr - 10:52

Petite anecdote : Un jour, Marceau se présenta à La Fayette et fut déçu :
"Le héros de Yorktown, ce n'est donc que celà ! en Amérique, ilse battait ; ici il fait des gestes. il sait qu'en agissant, en s'affirmant, il déplairait à une partie des français. Or, il ne peut supporter de déplaire. C'est un morceau C'est un morceau de liège au-dessus de la foule, iul ne veut que flotter ! il entend qu'on dise de lui : "Voici le Washington français" Il rêve d'une petite maison blanche où le monde entier viendra l'admirer, célébrer sa simplicité ! "
Revenir en haut Aller en bas
http://site.voila.fr/laiglonparlimage
rémy Godbert
Modérateur
Modérateur
rémy Godbert


Nombre de messages : 816
Age : 70
Localisation : Fouilloy 80 Somme
Date d'inscription : 10/06/2007

MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Empty
MessageSujet: portrait du général Marceau   MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Icon_minitimeMar 17 Nov - 18:26

MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU MarceauDesgraviers
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Empty
MessageSujet: Re: MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU   MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
MARCEAU-DESGRAVIERS François Séverin dit MARCEAU
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Amis du Patrimoine Napoléonien :: BIOGRAPHIES :: - Salon Biographique des Deux Empires - :: Premier Empire :: Les Militaires :: Les Généraux morts avant l'Empire-
Sauter vers: