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 PICHEGRU Charles - Général

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FRIEDLAND
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MessageSujet: PICHEGRU Charles - Général   Ven 9 Fév - 18:45

Général PICHEGRU





PICHEGRU Charles, né à ARBOIS le 16 février 1761 - décédé le 6 avril 1804 - Général de la Révolution.

Né dans une famille de cultivateurs modestes. Il fait ses premières études au collège de sa ville natale et apprend la philosophie chez les Minimes de FRANCHE-COMTE du Père PATRAULT.

Très doué, il devient très vite répétiteur de mathématiques à l’école militaire de BRIENNE-LE-CHATEAU (il a donné des cours au jeune NAPOLEON BONAPARTE), puis s’engage dans le Régiment d’Artillerie de METZ comme "Simple Soldat" en 1780, participe à la guerre d’Indépendance des ÉTATS-UNIS en 1782 et il est promu Sergent-Major, début 1789.

Adjudant Sous-Officier la même année, il offre ses services aux émigrés de COBLENTZ mais se voit refouler.

PICHEGRU se fait élire Lieutenant-Colonel d’un Bataillon de Volontaires du GARD en 1791 et il est employé dans l’Etat Major de l’Armée du RHIN en 1792.

Président du club Révolutionnaire de BESANCON, PICHEGRU devint Général de Brigade le 22 août 1793 et de Division le lendemain (avec l'appui de SAINT-JUST et de ROBESPIERRE). Il arrive finalement à la tête de son Armée, celle du RHIN (du 27 octobre 1793 au 13 janvier 1794 et subordonné au Général en Chef de l’Armée de la MOSELLE, le Général HOCHE, depuis le 24 décembre 1793).

Il fait alors preuve d’un grand "Génie Militaire" en infligeant plusieurs défaites aux AUTRICHIENS et aux PRUSSIENS qui ont envahis l'ALSACE .

Il passe ensuite au poste de Général en Chef de l’Armée du NORD (du 9 février au 18 octobre 1794 puis du 5 décembre 1794 au 20 mars 1795), attaque l’ennemi en mars 1794, mais se voit bientôt repousser.

Pichegru se ressaisit, il ré-attaque sur la WEST-FLANDRE, bat les ennemis à CASSEL, à COURTRAI, à MENIN, s’empare de BOIS-LE-DUC, de VANLOO, de NIMEGUE, passe le VAHAL glacé, entre à AMSTERDAM le 19 janvier 1795, et deux jours après, envoie un Escadron de Hussards s’emparer de la "Flotte HOLLANDAISE" prise dans les glaces au TEXEL : PICHEGRU a ainsi conquis la HOLLANDE.

Après cette Campagne, il quitte l’Armée du NORD pour celle du RHIN (du 17 au 19 avril 1795). Le 20 avril, le Général PICHEGRU se voit charger de l’Armée du RHIN et de celle de la MOSELLE réunie qui prennent la dénomination d’Armée du RHIN-ET-MOSELLE (du 20 avril 1795 au 4 mars 1796).

Il se couvre une nouvelle fois de Gloire en réussissant à traverser le fleuve puis en s’emparant de la Place Forte de MANNHEIM.

Après avoir réprimé à PARIS, l'insurrection du 12 Germinal, fut proclamé par la Convention « Le Sauveur de la PATRIE ».

Arrivé au faîte des Honneurs Militaires, PICHEGRU eut le sentiment que seul un régime stable pourrait consolider sa position. En 1796, le Vainqueur du TEXEL entra en relations avec les Emigrés et accepta leurs propositions : on lui promettait alors, la dignité de Maréchal de FRANCE, le Gouvernement de l'ALSACE, le Cordon Rouge de SAINT-LOUIS et celui du SAINT-ESPRIT, le Château de CHAMBORD, un million en argent comptant, une rente de 200 000 livres, et un hôtel à PARIS, la terre d’ARBOIS qui prendrait son "Nom" et 12 pièces de Canon.

« On exigea des gages, (écrit VAULABELLE) ; PICHEGRU, chargé de seconder avec son Armée un mouvement que l'Armée de SAMBRE-et-MEUSE devait opérer en avant de Mayence, PICHEGRU fit manquer l'opération en faisant battre ses troupes, en laissant forcer ses Lignes et enlever toute son Artillerie par CLAIRFAYT ».

NAPOLEON dit de même : « PICHEGRU, après s'être vendu, sacrifia la vie de près de Vingt Mille de ses Soldats en les jetant à dessein entre les mains de l'ennemi qu'il avait instruit de ses mouvements ». (O'MEARA)

Toutefois, PICHEGRU ne s'entendit pas avec le Prince de CONDE pour le renversement du régime ; le Général PICHEGRU désirait la collaboration de l'Armée AUTRICHIENNE alors que le Prince de CONDE entendait que le mouvement restât exclusivement FRANCAIS.

PICHEGRU quitta l'armée en avril 1796, et se retira à ARBOIS.

C'est là qu'un Agent de l'émigration lui remit 72000 livres en or, fournies partie par LOUIS XVIII, partie par M. WICKAM, résident ANGLAIS à FRANCFORT, avec une lettre du Roi qui lui disait :

« Je dépose en vos mains, Monsieur, toute la plénitude de ma puissance et de mes droits, faites-en l'usage que vous croirez nécessaire à mon service... Je me flatte que M. WICKAM continuera de fournir avec la même générosité le secours que vous pourrez désirer, etc... ».

Le cabinet de Londres envoyait en effet, peu après, deux millions pour soutenir le coup d'État Royaliste et les papiers d'un Agent des Princes, le Comte d'ANTRAIGUES, saisis à VENISE par le Général BONAPARTE, informèrent le Directoire de la trahison de PICHEGRU, alors Président de l'Assemblée des Cinq Cents et du complot qu'il ourdissait contre le Régime.

Avec l'aide d'AUGEREAU, les Directeurs arrêtèrent le 18 Fructidor, les principaux conspirateurs et PICHEGRU fut déporté à SINNAMARY en GUYANE, d'où il s'évada au bout de quelques temps, avec trois autres prisonniers : partis sur une simple pirogue, ils ont été finalement rejetés sur les côtes HOLLANDAISES de GUYANE suite à une forte tempête. Ils trouvent néanmoins un accueil chaleureux par certains colons qui leur confient une barque.

Les quatre évadés reprennent donc la mer, mais se voient bientôt pourchassés par des pirates : ils parviennent alors à se réfugier chez les ANGLAIS. Après quelques péripéties, ils sont amenés à LONDRES par la Frégate du Capitaine LOOP.

A LONDRES et aux gages du cabinet ANGLAIS, le Général PiICHEGRU rentra à PARIS en 1803 avec CADOUDAL et chercha à entraîner son ancien subordonné le Général MOREAU (Jean-Vistor), qui avant BONAPARTE, avait connu sa trahison par des lettres trouvées dans les bagages du Général AUTRICHIEN KLINGIN, mais n'en avait informé le Directoire qu'après son arrestation.

Les "deux Généraux" qui l'un et l'autre entendaient jouer le premier rôle après l’assassinat du Premier Consul NAPOLEON BONAPARTE, projeté par CADOUDAL, ne purent se mettre d'accord.

PICHEGRU, vendu par son "hôte", un de ses anciens Officiers nommé LEBLANC, pour la somme de 100000 écus, fut appréhendé par la police Consulaire (le 26 février, 39 rue de CHABANAIS), puis transporté jusqu’à la prison du TEMPLE. Durant son séjour en prison, le Premier Consul BONAPARTE lui propose la place de Gouverneur de la GUYANE : PICHEGRU refuse, croyant à un piège ...

Le 6 avril 1804, PICHEGRU est retrouvé étranglé par sa cravate de soie noire, dans sa cellule : la "Populace" crie alors au crime malgré la thèse du suicide expliquée par les Autorités et les opinions sont encore aujourd’hui très partagés.



D'après VAULABELLE, l'accusation portée contre le Premier Consul d'avoir fait supprimer Pichegru est absurde :

« PICHEGRU n'avait pas osé braver l'éclat du procès où sa complicité permanente avec l'ennemi et avec l'Émigration depuis 1796 aurait été mise au grand jour. Général, il avait trahi la REPUBLIQUE et son Armée qu'il fit volontairement battre et décimer par l'ennemi : proscrit, il s'était vendu aux adversaires les plus acharnés de sa patrie la FRANCE ».

Charles NODIER, qui avait appartenu fort jeune à l'État Major de PICHEGRU, tenta en vain dans ses souvenirs de réhabiliter la mémoire de l'ancien "pion" de mathématiques, Général heureux et conspirateur malheureux.


NAPOLEON dit de lui : « Comme Général, PICHEGRU était un Homme d’un talent peu ordinaire ».



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"Sur quoi pourrait-on m'attaquer qu'un historien ne puisse me défendre ? ... Les faits parlent d'eux-mêmes, ils brillent comme le soleil ..." NAPOLEON 1er
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rémy Godbert
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MessageSujet: portrait du général Pichegru   Jeu 19 Nov - 20:39

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